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 Le
dadaïsme est
un mouvement de liberté artistique, plastique et
littéraire, crée par de jeunes artistes de
toutes nationalités durant la 1ère guerre
Mondiale.
Né
à Zurich, en Suisse, New York se diffuse en Allemagne
et prendra sa forme définitive après
l'armistice en 1918. Si "da,da" signifie
"oui, oui" dans les langues slaves, le terme
choisi par ces artistes pour se désigner ne veut rien
dire : les dadaïstes ont en commun le goût de
l'absurde, du non- sens, de la provocation et de
l'humour.
Mais
Dada, c'est aussi une immense révolte contre
la guerre : la guerre détruit, dada veut
détruire l'ordre établi qui n'a
pas su empêcher le massacre. La guerre a
utilisé le progrés technique à des
fins destructrices, Dada dénonce la machine, cette
invention de l'homme, qui s'est
retournée contre lui.
Le dadaïsme apparaît aujourd'hui
comme un épisode essentiel de la révolution
artistique qui marque l'époque contemporaine.
Car dada, qui rejetait tout enseignement a fait
école. Parmi les artistes des cinquantes
dernières années on ne compte plus les
héritiers de M. Duchamp, F. Picabia, Man Ray, R.
Schwitters, H. Arp et M. Emst... Le Dada né
à Zurich en 1916, c'est le roumain Tristan
Tzara qui le baptise dada, un mot trouvé au
hasard dans le dictionnaire.
- Le Dada à New York se manifeste en 1915, lors de
l'arrivée de deux peintres français :
Duchamp(1887.1968) et Picabia (1879.1953).
Duchamp réalise "ready made" des
objets prêts qu'il présente comme des
oeuvres d'art : une roue de bicyclettes.
- Le dada à Berlin en 1918. Comme les autres
groupes dadas, Berlin prend une connotation politique.
Pour les artistes, la peinture qui se pratique en temps
de guerre (expressionniste, abstraite, cubiste ou
futuriste) est incapable de dire les bouleversements
réels de l'époque.
- Le dada en Cologne naît de l'amitié
de Hans Arp et Max Ernst. Ils réalisent
ensemble des collages astucieux à partir de
catalogues d'achat par correspondance qu'ils
intitulent des "Fatagaga".
- Le dada à Hanovre se limite à
l'activité de K.Schwitters
lorsqu'il abandonne la peinture figurative pour
assembler au hasard des détritus de la vie
urbaines: prospectus, tickets de tramway, morceaux de
bois, de fer, de chiffon, de grillages...
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