Le coin des poètes





CHRISTINE LISSE


Ta lettre

 

Ta lettre une absence de mots en janvier,
Je ne peux la lire sous la lampe figurée.
Tu ne m'écris plus et pourtant le murmure
De mes mots qui te sont donnés
Tu les a capturé pour t'y abreuver.
Je ne vois plus le parfum des rimes,
L'arôme des phrases silencieuses.
Seuls de la plage montent les regrets...
A ton souvenir crépusculaire je me couche
Pour ne penser qu'à toi si fort !
Tel un spectre, au coeur de ma poitrine,
Contre l'absence de tes mots,
Je marche les pieds nus dans le sable
Pour à nouveau me perdre
Dans les profondeurs de tes abîmes.
Mon coeur saigne de ne plus t'entendre.
Je suis fatiguée d'espèrer ta voix ...
La sirène blanche des oublis chante des hallali,
Et, dans le soir un bateau bleu s'en va là-bas.
Sauras-tu répondre à l'écho qui se pend ?
Reviendras-tu dans mes refrains apaisants
Faire danser la lumière de mes yeux avides ?
Je t'attendrai jusqu'à la fin de la rosée
Et, le sel de l'eau, et, le vent du sable
Me tiendront compagnie sous le ciel hivernal.
Quand les courbes de tes majuscules se présenteront
La lune effleurera la mer d'étain et d'argent.
Avec tes paroles exquises tu bousculeras des minuscules
Pour m'attendrir d'une harmonie, la musique de tes mots.
Ta lettre une présence de maux en janvier,
Je veux la lire sous la lampe figurée,
Tu m'écriras encore je le sais.

Christine Lisse
horizon lointain

 

 

 

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