LA
BRUME
Quelle
est douce à mes yeux
Cette brume limpide !
Qui endort les maisons
Dans leur intimité,
Qui renferme les coeurs
Dans des pensées sordides,
En bouchant lhorizon
A toute absurdité.
Elle apporte aux décors
Une touche de rêve
Dans un gris opalin
Dénué de tous sens,
Mais bientôt Le soleil l
Par sa force la crève !
Dans un halo vermeil
Aux couleurs de l'ensen !
Alors tout doucement
Le voile se déchire,
Disparaît en vapeur,
Glisse sur la vallée...
En léchant tendrement
La colline en délire,
Où dormit l'écureuil
Dans sont gîte douillé.