quand il te faudra coucher
sur le limon infâme
ou la bête apeurée
fait son nid de flammes
dans l'ultime moment
ou le ciel sans nuage
voit soudain le temps
se couvrir de rage ,
et les éclairs violent
dardant leurs pointes électriques
aiguillonant la terre et vent
faisant naître des saisons antiques ;
Tu te rappelleras , oh ! douleur ,
combien aimer est difficile
et la dure labeur d'un coeur
à tailler l'âme agile ;
quand tu brodais l'amour
des aiguilles de ton âme
en dessinant le jour
sur des nuits infâmes
ne pensais tu donc point
a cet amour fragile
qui de matière d'étain
en fait un fer docile ;
Tu dors à présent
sur des tapis de rêves
et gémis par instant
en jouissances brèves ;
De tes yeux révulsés
des larmes s'échappent
pleures-tu d'avoir aimer ?
ou tes regards mouillés s'évadent ;
Ton coeur plein de cantiques
chante les pénitences
tu te revois supplique
rampant sous la sentence ;
Ton âme déchirée
refait son testament en silence
je n'aimerai plus jamais
dit-elle en son instance ;
en invoquant la vie
au tribunal de ton coeur
plein de sentences et d'ennuis
voulant exorciser la douleur ,
Tu châtieras ton corps
en bannissant l'avenir
marchant sur tes remords
tu te feras soupir,
mais le coeur est surprenant
et l'amour impromptu
nul ne sois sûrement
ce que vaut sa vertu ,
Tu aimers un jour prochain
car les coeurs affamés ,
des âmes boulimiques de festins