Les femmes pudiques
voilent leurs faces
aux regards ludiques
des hommes rapaces
Offrant pourtant
en des danses funestes
leurs corps appétissants
aux sultants célestes
Et ces ventres arrondis
en douces caresses
à rythme soumis
balancent sans cesse
Leurs hanches s'abandonnent
aux mouvements saccadés
glissant sur des pas de
Madone
avec la grâce des Divinitées
les bras serpentent , fiers
,
en zèle reptilien
montent , descendent , battent
l'air
quant ce croisent les mains
Puis , cesse la musique ,
les fantômes voilés
transportent leurs tuniques
par la porte dérobée
Alors le soir venu
regagnant leurs demeures
un simple voile nu