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 LA GASTRONOMIE

PROVENCE-ALPES-COTE-D'AZUR
  
 

 

La Provence - Côte d'Azur ont leurs spécialités propres, mais ont aussi en commun une tradition gastronomique construite sur les produits du terroir : légumes, ail, huile d'olive, herbes aromatiques, etc... La cuisine obtenue est donc, à l'image du pays, une cuisine gaie, ensoleillée, colorée, pleines de senteurs et d'aromates ; c'est un enchantement pour le palais.

Coté Côte-d'Azur, on perçoit souvent l'influence de la cuisine italienne.
Quelques plats traditionnels de Nice - Côte-d'Azur :
Ratatouille niçoise, salade niçoise, farcis niçois, pissaladière, daube à la niçoise, socca, beignets de fleurs de courges, tian de courgettes, brissaudo, omelette de poutine, artichaut barigoule, barbajuan (ravioli aux blettes), pichade (tarte tomates, anchois, oignons, herbes) bagna cauda, etc...
Un grand nombre de ces plats sont à l'honneur dans toute la région Paca, ( soupe au pistou, salade niçoise, ratatouille niçoise, anchoïade, etc...). Mais la Provence a aussi ses plats comme la célèbre bouillabaisse, la daube provençale, tomates à la provençales, les ganses, chichifregi ( long beignet frit ), panisse, navettes ( biscuits à la fleur d'oranger ) ; le fromage de chèvre du Rove, calissons d'Aix,
tapenade, fougasse, etc...

La Camargue est célèbre par son riz cultivé depuis 1830, et le sel, mais aussi le fameux saucisson d'Arles crée au 17ème siècle (boeuf et porc, petits lardons, épices de Provence, vin rouge, séché 1 mois environ avant consommation), les délicieuses Tellines en persillade, marinière, sauce tomate.

Outre ses vins, le Vaucluse apporte la pomme de terre de Pertuis, le melon de Cavaillon connu dans le monde entier, la très réputée asperge de Mormoiron. Les non moins célèbres "fruits confits" d'Apt, ville connue comme la capitale du fruit confit et qui a reçu le label très envié de "site remarquable du goût", le nougat de Sault, traditionnel, fait avec du miel et de la lavande, les Berlingots de Carpentras (depuis 1844), enfin la truffe (Carpentras, Valréas, etc...).

Et puis, dans le Vaucluse, quelque chose d'assez rare pour être signalé, l'Epeautre ou engrain ; c'est "le blé gaulois" remis au goût du jour depuis plus de 10 ans, et cultivé sur le plateau de Sault. Des restaurants régionaux proposent des plats à bases d'Epeautre.

Puis quand on évoque les gaulois, pourquoi pas les romains ?
Ainsi, autour de l'Etang de Berre, on prépare une spécialité d'origine romaine : les Melets (alevins d'anchois macérés dans la saumure, mis en bocaux avec poivre et fenouil). Ajouté à la Poutargue (caviar de Martigues) et à quelques autres, fromage de Banon, Fumeton (gigot de mouton fumé) et quelques autres, c'est tout de même pas mal.

  

Le Calisson

Probablement celle que relatait Alphonse Karr, en 1847, dans son  ouvrage " Les guêpes ".
Lors du mariage de René d'Anjou avec Jeanne de Laval, en 1474, l'histoire dit en effet que la futur Reine ne souriait jamais, gardant sa mine sévère malgré d'aussi heureuses circonstances. Navrée de voir sa souveraine aussi austère, le cuisinier royal, Titsé, confectionna pour elle une petite friandise à base de sucre, d'amandes et de fruits confits. Jeanne y goûta ; sa douceur était telle que son visage s'éclaira soudain d'un sourire. A la cour, les courtisans furent frappés de stupeur : " Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui fait sourire notre reine ? " demandaient-ils. Et l'un d'eux répondit en provençal : " Ce sont des câlins ", " di calin soun ". Des calissons. Si on hésite sur l'origine du calisson, on sait en tout cas qu'il a toujours aujourd'hui. En revanche, les versions diffèrent à nouveau quant à l'explication de cette forme. Est-ce en mémoire de ces crucifix en pierre qui ornaient certaines églises romanes et sur lesquels le Christ était enfermé dans une mandorle ? Est-ce simplement pour rappeler la forme de l'amande ? Ou est-ce le témoignage de l'amour fou que le cuisinier Titsé aurait porté à la Reine Jeanne ? On ne le saura sans doute jamais. Ce qui est certain, c'est que la forme et la taille du calisson d'Aix n'ont pas changé.  C'est ce qu'explique Maurice Farine. " Il doit peser entre 10 et 14 grammes et contenir exclusivement des amandes de Méditerranée, c'est-à-dire de Provence, d'Italie, d'Espagne ou de Maghreb ".

 La recette du calisson, c'est donc un tiers d'amandes, un tiers de sucre et un tiers de fruits confits dont 99% de melon. "Le reste, c'est la poudre de Perlimpinpin de chaque fabricant : des écorces d'oranges, du miel, du citron ou de l'abricot". "Mais qu'on ne se trompe pas : on ne devient pas calissonnier, c'est une affaire de famille. A Aix, il n'y a pas une fabrique qui ne compte pas au moins deux générations de la famille des propriétaires".

 (Suite - Recettes et spécialités)

  

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