| Retour Accueil |Nous Contacter |Tourisme-gastronomie par région |Saveurs du monde |


 

  LA MORT DU CHOCOLAT

 

 

 

Les maîtres chocolatiers sont en boule, on veut tuer le chocolat. Les euro députés viennent d'autoriser le remplacement du beurre de cacao par des graisses végétales mais, soulignent-ils comme pour s'excuser, en limitant cet apport à 5% ; en fait cela n'a aucun sens, les industriels faussaires du chocolat y introduiront la quantité qu'ils voudront sans qu'on puisse exercer de contrôle ; Car on le sait, il y a des dérives constantes dans le domaine alimentaire.

D'autre part la mention MGV (matières grasses végétales) sera obligatoire, mais au dos de l'emballage, en très petits caractères noyés dans la liste des ingrédients.

Le chocolat avait déjà subi les premières attaques au début du 20ème siècle avec l'anglais Cadbury en 1905, puis dans les années 30 avec le Hollandais Nuts et l'Américain Mars de Chicago.

Déjà le chocolat n'était plus ce qu'il aurait dû être et les accros du vrai chocolat faisaient la grimace. Mais aujourd'hui, c'est le coup de grâce que l'on veut asséner pour tuer le divin produit. Le chocolat, ce fleuron de la France gourmande, devient un produit industriel affadi, un peu comme un vulgaire vin, mélange de vins de la CEE par rapport à un somptueux grand vin.

Comment en est-on arrivé là, et pourquoi ? Parce que 6 multinationales sa partagent 80 % d'un énorme marché et que le remplacement du beurre de cacao (qu'ils jugent trop cher) par des MGV leur permettra d'augmenter leurs profits. A une époque où l'on parle d'aider les pays pauvres rappelons que cette mesure va priver l'économie de la Côte d'Ivoire, principal pays producteur, d'une ressource annuelle de 1,8 millions. En somme la logique marchande du profit a prévalu au détriment de la qualité, du goût et de l'humanitaire.

Mais la résistance va s'organiser, les puristes et les intégristes du chocolat vont se battre contre les faussaires et les trafiquants du chocolat, qui les trahissent au nom du profit.

En effet, depuis des siècles, existe une belle et longue histoire d'amour entre le chocolat et les Français, histoire entretenue par le savoir-faire des maîtres-chocolatiers travaillant cette riche matière aux arômes subtils pour le plus grand plaisir de nos papilles.

Ensuite le chocolat a des vertus insoupçonnées : il donne du tonus, c'est un antidépresseur et il est riche en minéraux (dont le fer) indispensables à la santé.

D'où vient ce chocolat ? Des forêts d'Amérique Centrale, où Mayas puis Aztèques considéraient le cacaoyer comme un arbre sacré.

Il y a plus de mille ans, les Mayas vouaient un véritable culte au cacaoyer. De ses fèves appelées CACAU, ils tiraient un breuvage rougeâtre nommé CHACAUHAA, sensé guérir un tas de maladies (crises de foie, toux, brûlures, etc..). Ils ont même un dieu du cacao, dénommé EK CHUAH, dieu des ardeurs amoureuses. Selon Nikita Harwich "le cacao est associé aux cérémonies du nom, douze jours après la naissance, comme aux rites d'initiation des jeunes mâles, une provision de fèves accompagne même le mort dans son voyage vers l'au-delà".

Les Aztèques avaient une vénération identique pour le cacaoyer dont ils tiraient une boisson, le XOCOALT d'où vient le nom de chocolat. Avec les fèves, les écorces de l'arbre, la boisson chocolatée, ils combattaient différentes affections (timidité, apathie, impuissance, etc...)

C'est lors de la venue des Conquistadores que le chocolat fut découvert et ramené en Espagne. En 1528, Cortès aura connaissance de la formule secrète du chocolat aztèque et la rapportera en Espagne où les belles senoritas et la noblesse se délecteront de ce merveilleux chocolat, délicieux, aphrodisiaque et bon pour la santé. Toute l'Espagne en devient accro et à sa suite l'Italie et la Hollande où ce breuvage sublime est réservé aux riches aristocrates.

Le chocolat bien sûr arrivera aussi en France, mais par une voie détournée. Ce sont les Juifs Marranes chassés d'Espagne en 1492 puis du Portugal vers 1536 qui l'emmèneront en France dans leurs bagages. Ces exilés fuyant l'Inquisition sur leurs navires accosteront en France sur les Côtes du Pays Basque, Bayonne.

Ce sont donc les Juifs exilés qui, sur la terre de France, fabriqueront le premier chocolat. Puis les Basques eux-mêmes donneront naissance à des dynasties chocolatières de grande réputation qui au cours des siècles fourniront en délices chocolatés tout le pays.

La révolution industrielle transformera la divine boisson en plaques solides. Menier sort ses tablettes qui seront le régal des petits français. D'autres suivront (Van Houten, Lindt, etc..) ; l'industrie s'emparera du produit.

Mais les confiseurs, maîtres-chocolatiers, continueront à préserver les vieilles traditions, celle du goût, du savoir-faire, de la qualité et du plaisir. Le chocolat, c'est comme un vin ; il y a des crus comme pour le café.
Ces puristes qui sont les maîtres chocolatiers vont au bout du monde pour dénicher les meilleures fèves : Ceylan, Trinidad, Venezuela, Afrique, etc... Pour notre plaisir et pour le leur.

Le chocolat et la santé

 

haut de page

 

Sommaire

GASTRONOMIE

Saucisson

L'olivier
La truffe
La morille
Le chocolat
Le vinaigre
Le pain
le foie gras
La châtaigne
Les moules
Fruits confits d'Apt
La Tapenade
Les saveurs d'été
.Le café
.Le thé

Dossier :
les fromages
Les fromages au lait cru

Espace Shopping
Le terroir, les vins


La boutique

Les cuisines du monde
Les saveurs du monde

Un voyage à travers les épices
La route des épices

VINS & SPIRITUEUX

Route des vins
 

TOURISME
Tourisme original
Thalassothérapie




L'info au féminin | Galerie d'Art | Retour home page | Nous contacter |