ARTICLES :  Tyrannie du jeunisme

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LES PILULES MIRACLES

Les dernières avancées de la médecine nous font miroiter une nouvelle génération de produit miracles qui vont nous rendre la jeunesse, la forme, la mémoire et la sexualité de nos 20 ans.
La DHEA n'est pas seule. Rapide coup d'oeil :

Le VIAGRA :
la petite pilule bleue a été essayée au moins 1 fois par 300.000 français. Elle est destinée aux hommes qui ont des troubles de l'érection (quel que soit l'âge). Mais ce n'est pas un aphrodisiaque (voir notre rubrique aphrodisiaque...) si le problème vient du manque de désir, le Viagra ne sert à rien. D'autre part, le Viagra ne doit pas être prescrit aux gens souffrant de maladies cardio-vasculaires, ni à ceux qui prennent certains médicaments.
La prudence est recommandée. Et puis, trouver des solutions artificielles aux pannes sexuelles ne redonne pas la jeunesse...

La MELATONINE : est une hormone sécrétée par une petite glande du cerveau, l'EPIPHYSE. Sa production est importante dès la plus tendre enfance, diminue au cours de la puberté, puis se stabilise ; la vieillesse venue, elle chute fortement .
Parée de toutes les vertus, elle n'a prouvé sont efficacité que sur le sommeil en accélérant la phase de l'endormissement et en permettant des phases de sommeil profond. Néanmoins, c'est une piste qui pourrait s'avérer intéressante même si beaucoup reste à faire.


Le PROPECIA : lancé début 99 pour lutter contre la calvitie masculine lorsqu'elle est légère. Il n'agit pas sur l'alopécie féminine et il est même contre indiqué chez la femme en raison de malformations de foetus pendant la grossesse.
Son principe actif, le FINASTERIDE, inhibe l'action des hormones mâles au niveau du cuir chevelu, hormones responsables de la calvitie. Le Propecia doit être pris à vie, si vous arrêtez, la calvitie revient. Et puis il y a les effets secondaires : baisse de la libido, troubles de l'érection... Prudence.

Dans la même gamme, on trouve le CHIBRO-PROSCAR pour traiter l'hypertrophie bengine de la prostate. Même produit de base, mêmes effets secondaires.

La PREGNENOLONE : est une hormone fabriquée par l'organisme à partir du cholestérol et qui peut se transformer en cortisone ou en DHEA . A 15-16 ans, le niveau est très élevé mais diminue ensuite fortement pour atteindre son plus bas niveau à 36-37 ans. Les premières études sur l'homme datent de 1944 et avaient mis en évidence son rôle contre la fatigue. Un demi siècle plus tard aux USA, le Dr Roberts faisait ressortir l'effet positif de cette hormone sur la mémoire, étude à nouveau confirmée par une équipe française à la même époque. Malheureusement, tous les tests jusqu'ici ont été réalisés sur les animaux (rats, souris,...), rarement sur l'homme ; ceux menés aux USA (université de St Louis) relatif aux effets de ce médicament sur des personnes âgées auraient mis en évidence des effets différents sur la mémoire de l'homme et de la femme. Cette molécule influencerait favorablement sur la mémoire spatiale chez l'homme et sur la mémoire verbale chez la femme. Les effets secondaires ne sont pas encore connus mais devraient se révéler dangereux du côté vasculaire.
Regrettable qu'aux USA ce produit sur médiatisé ait engendré un véritable engouement.


RADICAUX LIBRES ET VIEILLISSEMENT

Notre organisme utilise l'oxygène qu'il respire pour transformer les aliments en calories utilisables par nos cellules. Dans le cytoplasme de ces cellules, de petites organites appelées
MITOCHONDRIES font office de centrales énergétiques et absorbent glucose et acides gras pour restituer l'ADENOSINE TRIPHOSPHATEE (ATP) et utilisent, pour cela, l'oxygène.
Or, ces Mitochondries ont des fuites et laissent échapper des molécules chimiques rendues célèbres sous le nom de
RADICAUX LIBRES, et possédant un électron non apparée, c'est à dire "célibataire". La vie des RADICAUX LIBRES (IONS Super oxydes 02, Peroxyde d'Hydrogène H2O2, Radical d'Hydroxyle OH) est courte et chacun d'entre eux cherche à transmettre sont état à une molécule voisine, laquelle devient à son tour radical libre et ainsi de suite. Une fois libérées ces RADICAUX LIBRES entrent en action de 2 manières ; la bonne puisqu'ils éliminent les intrus par l'intermédiaire des Macrophages, mais surtout la mauvaise, particulièrement délétère, qui les voient détruire les lipides membranaires de la cellule, disloquer les acides gras, désactiver les enzymes et s'attaquer enfin, très violemment à la chaîne ADN qui subit quotidiennement près de 100.000 attaques radicalaires.

Les cellules les plus exposées sont celles qui ont le plus d'activités et qui font le plus souvent appel à la centrale énergétique mitochondriale (neurones, cardyomyocites, cellules musculaires). Ainsi, un bon repas, un peu de sport, favorisent une superproduction de Radicaux Libres. Le Pr Butler estimait que la longévité de l'espèce est associée à sa dépense énergétique au repos. En effet l'on a constaté que les organismes qui consomment et dépensent le plus d'énergie sont ceux qui oxydent le plus rapidement leurs composantes génétiques et cellulaires.
Quoi qu'il en soit, les liens entre le vieillissement, les Radicaux Libres et le processus oxydatif sont aujourd'hui bien établis. Mis en lumière pour la première fois en 1955 par Denham Harman, de nombreuses études en ont ensuite porté confirmation. Rappelons encore que les Radicaux Libres sont aussi impliquées dans un grand nombre d'affections : Diabète, cataracte, maladies d'Alzheimer et de Parkinson, certains cancers, l'athérosclérose, les maladies cardio-vasculaires,....

Face à la menace des Radicaux Libres, nous disposons d'une panoplie d'armes diverses : les ENZYMES et l'on sait que le 1% d'enzymes dont le rôle est de lutter contre ces Radicaux, chute dangereusement avec l'âge et que, proportionnellement les peroxydes augmentent.
Avec ces enzymes, le Dr Solal, puis le Pr Rose, ont obtenu des résultats intéressants en augmentant notablement la durée de vie des cobayes testés. Sciences et Avenir d'octobre 2000, rend compte des travaux effectués par une équipe franco-américaine du laboratoire Eukarion (USA) qui a réussi à augmenter de 50% la vie de vers en leur administrant des composés antioxydants.
"Nous utilisons un composé synthétique à base de manganèse, dont l'activité mime celle des enzymes super-oxyde dismutase (SOD) et catalase (CAT), dit Bernard Malfroy, coauteur de l'étude. Ces enzymes décomposent le peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée), un composé intermédiaire du métabolisme énergétique, qui est à la fois pro-inflammatoire et source potentielle de dommages cellulaires majeurs."

Cette étude fut publiée pour la 1ère fois le 31 août dans "Sciences" qui considère que le "
stress oxydatif endogène est bien un déterminant majeur au rythme de vieillissement" le nouveau composé antioxydant sera bientôt testé sur l'homme dans le cadre de la prévention des effets de la Radiothérapie.

Outre les enzymes précités nous disposons encore d'un grand nombre d'antioxydants tels que les vitamines C (acide ascorbique) et E (Alphato copherol),... des oligo-éléments, des polyphénols, etc... dont nous avons établi pour vous un tableau et que nous traiterons séparément dans le cadre de ce dossier. Notre alimentation en effet joue un rôle important dans le cadre de cette lutte contre les Radicaux Libres et l'oxydation de nos cellules.

Mais dans le problème du vieillissement, il existe d'autres pistes qui intéressent nos chercheurs, ceux-ci estiment que d'autres facteurs interviennent dans le processus du vieillissement, par exemple les TELOMERES, la METHYLATION, etc... Dans le journal médical THE LANCET du 26 août 2000, est signalée, une étude de médecins californiens qui a constaté qu'un niveau élevé d'oestrogènes sanguins serait favorable au maintien des capacités intellectuelles des femmes au cours du vieillissement. Leurs résultats sont fondés sur des mesures finsde concentrations hormonales dans le cerveau et sur le suivi des 292 femmes pendant 6 ans. Ceci conforterait l'hypothèse selon laquelle les femmes, qui ont au départ des taux élevés d'oestrogènes "endogènes" (c''est-à-dire produits par leur organisme) sont moins susceptibles de voir décliner leur vivacité intellectuelle que les autres.

Les TELOMERES sont une séquence de nucléotides situées aux extrémités des chromosomes dont ils assurent la protection. Or, avec le temps, ces TELOMERES sont peu à peu rongés et nos chromosomes perdent jusqu'à 50 nucléotides par an. Une expérience faite en 1990 montre que les cellules placées en culture voient la longue de leurs TELOMERES diminuer à chaque division. Des TELOMERES qui s'usent d'ailleurs aussi bien in vitro qu'in vivo. Ainsi, la taille des TELOMERES serait un bon indicateur de l'âge de l'organisme : plus l'individu est âgé plus les chromosomes sont courts. Nous n'aurions pas seulement l'âge de nos artères mais aussi celui de nos chromosomes. Dans ce domaine, pourtant, il reste encore beaucoup à faire, mais cela représente une piste intéressante, une avancée.

Dans le cas de la
METHYLATION, se présente aussi une voie de recherche. Ainsi la CYTOSINE (l'une des 4 bases de l'ADN) sous l'effet d'enzymes appelées METHYLASES, se trouve modifiée par adjonction de méthyl. Entre 1 et 10% de notre ADN subirait cette réaction chimique qui active ou inactive nos gènes. Mais de ce côté la piste est encore très compliquée.

D'autres voies restent ouvertes pour la course à la jeunesse éternelle. Le DHEA, molécule de jouvence fait naître beaucoup d'espoir (voir notre article plus haut).


                                                   
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VIEILLISSEMENT: POINT A SURVEILLER

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