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DHEA : La molécule de
jouvence Derrière ce sigle de DHEA se cache une molécule au nom savant
de DEHYDROEPIANDROSTERONE qui est aujourd'hui 1ère au
Hit parade des substances sensées prolonger la vie.
Cette molécules est située à
l'intérieur des glandes surrénales, au dessus
des reins de part et d'autre de la colonne
vertébrale. C'est un produit intermédiaire
entre les hormones sexuelles (oestrogènes et
Testostérone) et le cholestérol. Cette hormone stéroïde est
sécrétée en quantité très
notables par les glandes surrénales sous forme de
sulfate, mais son rôle exact, aujourd'hui encore,
n'est pas bien déterminé.
L'organisme commence à sécréter de la
DHEA lors de la vie foetale puis décroît
après la naissance mais son taux
s'élève à nouveau vers 6-8 ans pour
atteindre son maximum vers 25 ans. Elle diminue
progressivement - à 40 ans sa chute est nette et
à 70 ans il ne reste plus que 10 à 20% du taux
maximum des 25 ans. De là à penser que la DHEA
pouvait être liée à la phase de
vieillissement, il n'y avait qu'un pas qui fut vite franchi
!
Depuis
la découverte en 1960 de la provenance du sulfate de
DHEA par le Pr Beaulieu, les recherches se sont
accumulées sur cette précieuse
molécule. La
dernière en date, tout à fait remarquable,
effectuée par le Pr Beaulieu et son équipe
donne des résultats prometteurs et dignes
d'intérêt. L'enquête avait pour but
d'évaluer l'intérêt d'une
supplémentation quotidienne en DHEA chez des patients
(hommes et femmes) âgés de 60 à 79 ans,
les tests ont été effectués sur un
groupe de 280 personnes en parfaite santé et ont
duré 1 an, période durant laquelle 50% ont
pris des comprimés de DHEA dosés à 50
mg/j dose qui correspond à celle présente dans
l'organisme à 25 ans. Les 50% restants ont
reçu un placebo.
Les
résultats de cette enquête ont fourni les
résultats suivants :
La prise de DHEA à ces doses n'a
généré aucun effet secondaire. Les
hormones sexuelles étant synthétisées
à partir de la DHEA, cette supplémentation
aurait pu engendrer un excès de testostérone
ou d'oestrogène ; or ces taux n'ont pas
été modifiés.
Chez les femmes, la DHEA pourrait empêcher les OSTEOCLASTES (cellules qui détruisent
l'os ancien) de faire leur travail d'érosion. L'effet
se fait davantage sentir chez les femmes les plus
âgées, surtout parmi celles dont le taux de
DHEA est le plus réduit. Sur les hommes par contre,
la DHEA n'a pas paru avoir une influence sur la
densité osseuse, mais l'ostéoporose affecte
majoritairement les femmes. L'étude a mis aussi en
évidence une recalcification des vertèbres
lombaires.
Côté
libido, les
résultats les plus significatifs ont encore
été enregistrés chez les femmes avec un
retour ou accroissement du désir et de la
satisfaction physique y compris chez les femmes les plus
âgées. Côté épiderme, les
effets seraient là encore plus visible chez les
femmes que chez les hommes qui ont eux, la peau plus solide.
On a donc constaté une amélioration de la peau
qui présente un aspect plus jeune, moins jaune, avec
des taches brunes liées au vieillissement qui ont
tendance à disparaître, ceci paraît
dû au fait que la DHEA augmente la
sécrétion de sébum, essentiel pour
l'épiderme.
Les effets positifs escomptés sur la mémoire
ou l'anxiété n'ont été ni
vraiment confirmés ni infirmés.
Le Pr F. Forette qui a participé à cette
étude insiste donc sur la nécessité de
nouveaux tests "nous sommes en train d'analyser d'autres
données de (cette enquête), nous
connaîtrons alors l'action de cette hormone sur les
fonctions intellectuelles, le système immunitaire, la
force musculaire, la sensation de bien être. Par
ailleurs, l'étude continue avec 235 volontaires qui
prennent tous de la DHEA. Elle doit se terminer en 2001,
nous en saurons alors davantage sur les éventuels
effets secondaires et la tolérance du produit
à plus long terme.
Je suis par ailleurs persuadé que la DHEA peut
être très utile chez les personnes de plus de
80 ans, une étude est donc prévu qui portera
notamment sur la densité osseuse.
De
même faut-il se pencher sur l'intérêt de
cette molécule par rapport au traitement hormonal
substitutif de la ménopause : peut-elle le compléter ou le
remplacer ?
Autre point
à éclaircir : la DHEA prévient-elle les maladies
liées au vieillissement : rhumatismes, maladie
d'Alzheimer, accident vasculaire cérébral,
infarctus du myocarde, fracture du col du fémur ?
Pour le savoir, il faudrait suivre 4 000 personnes pendant 5
ans ! je me demande enfin si la DHEA n'exerce pas une action
positive sur ces affections. Chez l'homme, en effet, nous
n'avons trouvé qu'une augmentation du taux de DHEA
dans le sang et qu'un effet sur la peau, moins net toutefois
que chez les femmes, cependant, le Dr David Elia a de
l'espoir "je pense
dit-il que la dose choisie, 50 mg est trop faible pour avoir
un effet sur l'homme. Il faut sans doute lui en apporter
davantage pour qu'il en tire
bénéfice".
On le voit, beaucoup de questions encore sans
réponses, des enquêtes sérieuses et
longues. Ainsi, la DHEA stimule la production
d'Oestrogènes et de Testostérone ; en
conséquence il y a théoriquement un risque de
favoriser l'apparition d'un cancer sensible à ces
hormones : prostate, sein, utérus (aucun des
participants à cette étude n'a
été retenu s'il était porteur d'une
telle affection). Il y a le problème des doses, de
l'âge auquel on doit les prendre, doit-on les prendre
en préventif ou en curatif ? il faut envisager les
effets secondaires tardifs, les interactions avec d'autres
médicaments et lesquels ? beaucoup de données
scientifiques manquent encore et ces vides et ces
incertitudes ne permettent pas encore de recommander la
prise de ce médicament qui n'est d'ailleurs toujours
pas disponible en France, que l'on pense mettre sur le
marché d'ici 5 ans si tous les tests sont OK.
[suite2 : DHEA la
molécule de jouvence ]
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D'OEIL SUR LES ANTIOXYDANTS
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