|
|
|
Un Atlas mentionnant les profondeurs
marines de l'Océan Indien indique nettement que si l'on prend des profondeurs
jusqu'à 300 mètres (qui est la montée des eaux du déluge) et si l'on tient
compte des évidents affaissements de terrains, nous voyons
qu'Amirantes-Seychelles, Mascareignes ou Comores formaient une île circulaire
qui ressemble beaucoup à celle indiquée par Platon. D'autres ensembles auraient
pu former de grandes îles comme Maldives/Laguedives. Les petites îles qui
forment le chaînon entre les Maldives, Keeling et Madagascar appartiennent
toutes à la même chaîne montagnes et au même socle sous-marin de structure
cristalline; les Seychelles, par exemple, présentent des masses granitiques qui
l'assimilent à une ancienne masse continentale; des masses granitiques
similaires parsèment le fond de l'Océan Indien. Le Professeur R.S DIEZ au cours
d'un débat scientifique avait montré comment les continents ont pu s'emboiter
les uns dans les autres; les seules pièces manquantes se trouvent, selon lui,
dans l'Océan Indien. Il y a aussi des similitudes de flore et de faune entre les
diverses îles de l'Océan séparées maintenant par de grands espaces; qu'il. ait
eu jadis en ces lieux un archipel important, débris d'un vaste continent, ne
fait aucun doute. Platon parlait d'ailleurs, non d'un continent mais d'un groupe
d'îles, d'un archipel donc, comportant une île principale, ce qui sous entend
qu'il en existait d'autres de moindre importance. Les textes sont unanimes à
décrire ce groupe d'îles. On parle d'ailleurs de 7 grandes îles principales; les
traditions parlent encore des deux dernières grandes îles Routy et Daitya, ce
qui indique bien qu'il y en eut d'autres de moindre importance.
De récents
sondages ont démontré qu'il y a bien eu une terre située dans l'Océan Indien. Le
prof. CARDINIER et d'autres chercheurs ayant effectué des études à ce sujet dans
l'Océan Indien furent unanimes à conclure à l'existence d'un ancien continent
montagneux logé dans cet espace situé entre l'Inde et l'Afrique et s'étendant
vers l'Est. D'autres géologues estiment que l'engloutissement de cet archipel
aurait provoqué le plissement N/S africain affectant, entre autres, le Kenya.
D'ailleurs, une très ancienne tradition Zoulou affirme que leurs lointains
ancêtres étaient les survivants d'un cataclysme qui avait soulevé les montagnes
du Nord; les BEJAS du Soudan, qui parlent une langue chamitique ont une
tradition selon laquelle, ils sont fils de KUSH, ils disent avoir habité le pays
depuis qu'eut lieu le déluge. Les Swahili de l'Est africain, nommés aussi
Antalaotsé (ATL) gardent le souvenir de leur ler habitat, une île engloutie,
près des Comores et nommée MOJOMBY. Mais je crois la tradition plus récente, une
tradition qui ressortirait du cataclysme de -5600 dont nous parlerons plus loin.
La tradition copte situe les rois pré-diluviens d'Egypte, dont ARAM, fils
d'Adam, sur les Monts d'Ethiopie appelés Monts de la Lune. Il est possible que
ce soit là que ce soit situé le Pays d'Avila, du moins l'un d'eux car nous
verrons plus loin qu'il y eut 2 Avila comme il y eut 2 Egyptes. Si la Bible
parle de KUSH, SEBA et AVILA, le VISNNOU PURANA dont les sources dravidiennes
sont plus anciennes parle de Koush, SIVAH ou SEBA, ANOUS et AVILA.
Les
éléments en notre possession nous permettent de situer ces pays soit vers
l'Ethiopie Africaine soit vers l'Ethiopie caucasienne. Mais comme ces peuples
sont de même souche, il est possible que les rescapés de l'ancien pays aient
donné à leurs nouvelles terres des noms anciens; la toponomi moderne et ancienne
regorge de tels exemples. En Ethiopie africaine et en Arabie, nous trouvons des
Siwa, Sebah, Shabwa, Havilah, etc... A l'origine ce fut sans doute le Pays
d'Avila plein sud-est, sur les bordures de l'Océan Indien, car les livres
anciens parlent de "KUCA DVIPA" l'île de Kouch des préSélénites, située dans
l'Océan Indien et "qui est voisine du Pays d'Avila". Nous verrons plus loin que
le Caucase eut aussi une autre Ethiopie, une petite Egypte et un autre Pays
d'Avila (La Colchide) "où se trouve l'or, le bdellium, la pierre d'onyx". Après
ce détour nécessaire, revenons aux Monts de la Lune africains et disons quelques
mots du Nil, ce fleuve célèbre et. sacré ; aucune explication logique n'a jamais
été donnée, en ce qui concerne l'origine du nom. Or, le NIL est de nom purement
dravidien. Déjà Virgile nous met sur la voie en disant que le Nil vient des
Indiens colorés. D'après PTO-LEMEE, c'est dans les Monts de la Lune ("lunae
Montes fines occidentalis") que nait le Nil, ce fleuve qui déborde en crues
fertilisantes à une certaine période de l'année. "Ils admettent aussi que les
phases de la Lune ont un certain rapport avec les crues du Nil" (Plutarque). Or,
en dravidien, le terme NI/NELA signifie lune et aussi mois; une autre langue
dravidienne, le Télougou propose les termes Nittu/Nidu (s'allonger, s'étendre en
longueur), mais aussi NIL "long" et Nila "déborder" provenant d'une racine NI.
Ces termes donnent sans conteste l'origine du terme NIL, qui est essentiellement
dravidien. On en a une preuve supplémentaire lorsque l'on compare le Walaf
africain NWL "eau de fleuve noir" et le nom archaïque égyptien du Nil aux eaux
boueuses NWH avec le dravidien NI, NIL, NILA.
|