En
1874, l'autrichien O-Ziedler découvre le DDT ou
Dichloro-diphényl-tricholorethane. En 1939 Paul Muller découvre ses propriétés
insecticides et en 42, Geigy AG va breveter la
substance.
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En dravidien, le terme AN signifie Ciel,
élévation ; ce terme sous entendra plus tard un sens de noblesse ; on le
retrouve dans le dravidien AM ( pointe ). Mais An est toujours resté chez les
dravidiens de l'Inde, un terme honorifique devant les noms de personne. Or, ce
AN dravidien ressemble beaucoup au dieu du ciel suméro-mésopotamien AN/ANU. En
sumérien, le ciel se disait aussi NA, anagramme de An, un An ou un NA que nous
retrouvons dans le nom de nombreuses déesses ( NANNA, INANNA, ANAT, etc...). Les
traditions dravidiennes rapportent qu'à l'origine, leurs anciens désignaient le
ciel par le terme générique AN/ANN, forme neutre, manifesté sous 3 formes : SOR-
AN (ciel pluvieux), SER- AN ( ciel clair ), et PANDYAN (synthèse des 2 autres )
de la racine PAN " créer ".
En dravidien, " A " (vache ) donne ANN'EI ( mère )
mais aussi AVEI à l'accusatif, équivalents de AN/ANN/ANAT. Mais sachons que A
fait aussi " AN " ( par contradiction de AVIM ). Ajoutons que le EI de ANN'EI se
change parfois, par allongement en AY et se réduit lui-même en" A ", d'où l'on
obtient alors ANAT ou ANN'AY. Nous avons bien là l'origine du nom de toutes les
déesses dont le norn tourne autour de A/AN/ANAT/ANN/ANAT/INANNA etc... Ce n'est
pas pour rien que la mère de la vierge porte le nom de ANNE A l'origine, la
vache céleste A fut donc déesse universelle, liée à la Vie. Cette primordialité
de la vache cosmique apparaît par exemple dans la vache du Tao ( dont nous
savons qu'il a été fortement influencé par 1c shivaisme pré- aryen), où elle
désigne la femelle originelle, principe féminin, origine du ciel et de la terre.
L'ADITI pré-aryenne adoptée par les védiques est aussi la vache primordiale
céleste de qui tout est issu, même les dieux ; elle est la lumière primordiale
rayonnante, associée à l'aurore et au soleil. Aux Indes, mais aussi en Égypte,
la vénération pour la vache est sans nulle autre pareille. Ainsi, l'Egyptienne
HATHOR ou ATHOR, la noire de Pount était une vache céleste portant entre ses
cornes le soleil. Son origine dravidienne est incontestable autant que peut
l'être la déesse NEITH ou NIT, elle aussi symbolisée par une vache. On sait que
Neith n'est pas Egyptien ( ni Apis, Osiris, Min, et Athor ). Se n'hésite pas à
rapprocher son nom du dravidien NET'TEI ( hier ) et NETTEI ( longueur, appliquée
au temps, dans le sens de lointain, d'ancêtre ). C'est aussi le nom des NETTER,
ces fameux ancêtres divins. La vache nourricière des Gerrnains, AUDUMIA,
compagne d'YMIR, antérieure aux dieux, représente l'ancêtre de la vie ; son
appartenance aux cultes pré-germain est certaine. Issue du phonème A, nous avons
encore en dravidien, AMMA (mère ). Nous en connaissons beaucoup de dérivés dont
il serait inutile de donner une liste, si courte soit-elle, allant de l'Hébreu
AMAH/NAAMAH au sumérien AMA {matrice, mère ), au basque AMA (mère ) ou au
japonais AMATERASU.
Notons encore qu'en basque, la grande
déesse est MARI. Or, ce nom de MARI comme le terme AMA ( mère ) est identique à
celui de la déesse bien connue des dravidien MARYAMMAI ; en basque, c'est
MARI-AMA, MARI la mère. Le prénom de MYRIAM a là encore une origine trouvée. Un
autre terme dravidien bien connu est AMALGAL qui qualifie les " mères " du pays
Tamoul, déesses de village toutes hypostases de PARVATI, Pourtant, cette AMALGAL
se retrouve encore en basque dans AMALDEKO ( maternel ) ou bien AMALLEKHUKO
(tutrice) ; ailleurs c'est, par exemple, l'AMALTHEIA crétoise et pré-grecque. Un
autre exemple de l'emprunt indo-européen aux pré- aryens est celui de l'ANAHITA
Iranienne qui vient en droite ligne de l'elamite NAHITI- NAHUNTE. Pour en
terminer avec la Mère, signalons un autre terme dravidien issu du phonème A ;
c'est AL ( homme ) ALI (femme), anciennement YALI. C'est aussi, en dravidien le
nom du lion, solaire par excellence et qui a toujours été la monture de la
grande déesse ; le lien étymologique et symbolique n'est pas fortuit mais nous
entraînerait trop loin. Dans le chapitre consacré à la Pierre, nous parlerons
plus en détail d'ALILAT la parèdre d'ALLAH, qui régna bien avant lui sur les
pré- islamiques.
Nous allons clore notre chapitre avec le Père dont nous avons
vu les formes AYYA/ATTAN/ACCAN. N ous retrouverons ces formes dans le crétois
ATANO ( père nourricier ), le turc ATTA, le roumain, maltais et samoen TATA (
père ) mais encore dans des dérivés, intermédiaires entre AY et ATTAN, tels que
: le basque AITA ( père ) AITANO ( père nourricier ). AITHOR, nous dit Milosz,
est le premier homme, l'Adam vasco-cantabre, venant de AITE (engendrer, appeler
à la vie ). Nous pourrions aisément développer le thème de ces
variations et dérivations, mais nous terminerons avec le gallois ATHAIR (ancêtre).
Rappelons enfin que le bovidé " A " est à l'honneur dans l'alphabet puisqu'il
occupe la première place ; c'est l'ALIF (arabe), l'ALPHA (grec) ou l'ALEPK. Les
sumériens représentaient le bovidé A par un graphisme identique. [suite] |