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Maintenant une date
se précise, c’est le 17. Cette date doit
correspondre soit avec le choc lunaire, soit avec sa mise
sur orbite. A ce propos, les rares informations sont
contradictoires, mais nous permettent toutefois de savoir ce
qui s’est passé. Selon la Bible, ”le
17ème jour du mois suivant, les écluses du
ciel s’ouvrirent”, c’est à dire au
mois de TEBETH (celui de l’Arche). Or, selon Murtady
”le déluge leur vint et la pluie les accabla le
dimanche 24ème jour du mois”. Voilà deux
affirmations contradictoires. Que conclure? Pour nous, il
semble que la Lune percuta la Terre le 17 décembre
provoquant le changement de vitesse et de rotation de la
terre et occasionnant le cataclysme déjà
décrit. Cette date du 17 a curieusement une
importance plus grande qu’on ne le croît
généralement. On retrouve ce chiffre dans la
17ème demeure lunaire des Arabes, nommée AL
IKLIL ou ”dôme de la tête”,
élément majeur du zodiaque lunaire
divisé en 28 maisons. En Inde, cette 17ème
demeure lunaire est ANURADHA ”faire un cercle”.
Dans la tradition, le 17 est toujours resté un
chiffre sacré et exécré et l’on
comprend pourquoi les Pythagoriciens, héritiers
d’une vieille tradition orientale, avaient, selon
Plutarque ”... pour ce nombre 17 une répugnance
absolue et sacrée”, car en effet, le 17 la mort
se répandit sur la terre. OSIRIS meurt aussi ce
jour-là et entre dans son cercueil. En effet, le
mythe de la mort d’Osiris a une connotation lunaire et
diluvienne ; c’est le sentiment de nombreux auteurs,
dont Plutarque, pour lesquels le mythe d’Osiris
était le reflet du déluge.
Le cercueil
d’Osiris s’échoua au Liban, à
Byblos. On donne pour étymologie au terme Liban le
sens de montagne et de blancheur. Cette étymologie
est largement contestée mais on n’en propose pas
d’autre meilleure. Alors, a-t-on oublié
qu’en Hébreu LEBANA est, aussi un des noms de la
Lune? Les SATURNALES avaient lieu du 17 décembre au
24 décembre ces deux dates en disent long sur cette
période. A cette époque les rapports sociaux
étaient renversés, les maîtres devenant
les esclaves et les esclaves les maîtres. C’est
le souvenir de l’époque où la terre fut
aussi renversée. Nous avons vu
précédemment que les dieux lunaires
étaient des dieux de justice ; pour les Babyloniens
et les Sumériens, Saturne fut aussi un dieu de
justice. Son lien avec le cataclysme lunaire est donc
évident. Chez les Hermétistes Saturne avait
une fonction séparatrice ”à la fois une
fin et un début, un arrêt dans un cycle et le
commencement d’un nouveau cycle”. N’est ce
pas le rôle joué par la Lune? Il nous reste
maintenant la date du 24/25 décembre. Nous savons
tous, qu’avant Jésus, de nombreux dieux sont
censés être nés à cette date.
Pourquoi une telle obstination à conserver cette
date? Évidemment, direz-vous, parce que les mythes
relatifs à la naissance de ces dieux sont liés
au culte solaire, à sa réapparition.
C’est ce qui est. généralement admis,
pourtant rien n’est moins sûr. Sachons que les
Arabes pré-islamiques célébraient le 24
décembre la naissance du ”Seigneur Lune”.
Stanley dans sa ”Philosophie Sabéenne” le
confirme et ajoute qu’il y eut chez les Arabes
pré-islamiques une grande vénération
pour la Lune née le 24 décembre. ”Le
24ème jour du dixième mois, c’est
à dire décembre, selon notre manière de
conter, les Arabes célébraient la naissance du
Seigneur, c’est à dire la Lune”.
(Stanley)
Donc, à l’origine, les 24/25 décembre
n’avaient aucun rapport avec le soleil mais bien avec
la Lune. Et puis, à ces époques lointaines, le
Soleil était féminin et le dieu Taurique et
lunaire était mâle. D’autre part, NOEL a
toujours été une fête nocturne donc
Lunaire. Dans l’Angleterre primitive, les anciens
saxons reprendront aux autochtones une croyance similaire
selon laquelle le 24 décembre était la date du
Seigneur des armées, le dieu Lune. D’ailleurs,
la veille du dernier jour de l’année
était appelé par les anciens saxons
”HOGMANAY” c’est à dire ”celui
qui compte” donc la Lune, car le Soleil n’a jamais
compté les jours. En Suède, le jour de
Noël est appelé YUL ”naissance”,
c’est le jour de la Lune et ce YUL a brigrement
voyagé puisqu’on le retrouve en Corée ou
YUL a le sens identique, de ”début de la
vie”. Il est vrai qu’après le cataclysme
lunaire commença une autre vie, un autre cycle.
Remarquons encore que dans l’Apocalypse, le 24 est
lié au symbole des 24 vieillards et joue un grand
rôle dans le mythe de l’harmonie du ciel et de la
terre ; il y a là un rapport évident que nous
reprendrons plus loin. Curieusement, la fête et le
mystère d’HORUS, le ”Rejeton Rouge”
était célébrée le 25 du mois de
TYBI (décembre) donc au solstice d’hiver,
où le soleil est le plus bas à l’horizon.
Voilà une série d’éléments
qui remettent en cause ce que l’on conçoit
généralement sur un tel sujet. Bien plus tard,
à Rome, on fêtera ce jour-là la
naissance ou plutôt la renaissance du soleil invaincu
l’explication en est donnée plus loin. Car la
fête du 24/25 décembre, est bien la fête
du Seigneur LUNE, de sa mise en place sur orbite dans notre
ciel. Désormais, il éclairera nos nuits. Le 25
décembre, est le jour où le calme
revînt, où la vie, du moins ce qu’il en
restait, reprit son cours. Cela se passait au mois
hébreu de SHEBAT ou mois ”du repos”, en
sumérien c’est SHABAT ”fin, repos du
coeur”. Depuis, à la période de
Shebat/Shabat on fête avec allégresse le retour
à la vie et le pacte fait entre dieu et les hommes.
Dans la Delphes Pélages, on commémora
longtemps cette fin du déluge dans la fête de
la Flamme nommée AIGLEE (nom d’une Atlantide).
Au Japon et en Chine, on commémore cette date dans la
fête des Lanternes. Dans un hymne, GUDEA de Lagash
décrit les festivités qui se
déroulaient de son temps ”chaque mois, au jour
de la lumière nouvelle (nouvelle Lune)” en
l’honneur du seigneur Lune. Dans la nuit du 24 au 25
décembre, lorsque la Lune se stabilise sur son orbite
actuelle, tout se calma, une nouvelle vie reprit sur une
terre nouvelle complètement transformée.
Seule, la pluie se mit à tomber durant 40 jours et 40
nuits. Selon la bible, Dieu regretta son acte et dit (en
parlant de la Lune) : ”Voilà le signe
d’alliance que j’institue entre moi et vous et
tous les êtres vivants qui sont avec vous, pour les
générations à venir. Je mets mon Arc
dans la nuée et il deviendra un signe d’alliance
entre moi et la Terre” (Genèse). Rappelons
à ce propos, le mythe des 24 Vieillards et de
l’harmonie du ciel et de la terre évoqués
plus haut. Rappelons encore ces paroles ”Je placerai le
signe dans le ciel et il sera un témoin entre eux et
moi pour l’éternité”.
L’arc de dieu, l’arc dans la nuée ou Arche
d’alliance, ce fut bien sûr la Lune dont le
croissant reproduit l’Arc et symboliquement, les cornes
du Taureau lunaire. La symbolique ancienne en fait aussi
l’Epée flamboyante qui chassa Adam de
l’Eden. On notera que l’Arche d’Alliance de
Moïse est le modèle réduit de son
prototype, l’Arche de Noé ; les dimensions en
sont les mêmes. En ce qui concerne la
réapparition du soleil invaincu il faut faire
remarquer au lecteur que lors de l’arrivée de la
lune dans le ciel et bien avant son choc avec la terre, il y
eut une éclipse de soleil qui dura jusqu’au 25
décembre. ”Il y eut une éclipse totale de
soleil” (Murtady) ; ”le soleil se couvre de
ténèbres, la terre s’abîme dans la
mer” (Edda) ”le soleil devint noir comme du
crin” (Apocalypse). Ainsi, le déluge lunaire qui
survint à cette époque lointaine ne fut pas
subit ; il eut des préliminaires dévastateurs
avec l’arrivée de la lune, ou plutôt entre
l’apparition de la Lune dans le ciel et son choc avec
la terre (séismes, raz de marée...) Le 17
décembre c’est le choc avec la terre au niveau
du Pacifique dans la nuit du 24 au 25 décembre, la
lune se stabilise sur son orbite, le soleil renaît
après une longue absence, et la pluie se met à
tomber durant 40 jours et 40 nuits. Les conséquences
d’un pareil cataclysme sont difficiles à
décrire parce que trop importantes ;
néanmoins, on peut souligner combien le Pacifique et
l’Océan Indien furent particulièrement
touchés et nous savons combien ces régions
sont, géologiquement, fragiles. L’Atlantide et
Mû disparurent à tout jamais. Mais
d’autres régions, sinon toutes, subirent, avec
une intensité plus ou moins grande les effets du
cataclysme. Ainsi, avant le Déluge, Caspienne et Mer
Noire étaient réunies et leur surface
était bien plus grande qu’aujourd’hui ;
cette double mer s’ouvrait sur l’Océan
Arctique. Lors du cataclysme, la fonte des glaces provoqua
un gigantesque raz de marée qui s’engouffra dans
cet espace, atteignit la Mer Noire et la Caspienne, noyant
leurs îles, ouvrit le Bosphore et atteignit la
Méditerranée qui était alors un
ensemble de 3 immenses lacs fermés au niveau de
Malte, de la Sicile et de Gibraltar. Les verrous
sautèrent et la Méditerranée devint une
seule mer ouverte sur l’Atlantique : les îles de
l’Egée, jadis plus nombreuses furent
submergées ; la Basse Egypte fut inondée
d’autant plus aisément que son plancher
s’affaissa d’environ 100 mètres .
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