|
Selon les
géologues, le champ magnétique terrestre se
serait inversé pour la dernière fois il y a
environ 12.340 ans, et les enregistrements isotopiques ont
permis de situer la déglaciation entre 12.500 et
12.000, c’est à dire entre -10.500 et -10.000. A
cette époque, on a relevé un
déplacement du front polaire de 35’ Nord
à 55’ Nord. De nombreuses dates très
voisines confirment qu’à cette époque un
bouleversement climatique et géologique a
affecté la majeure partie du globe. La cause
essentielle en fut la venue de la Lune et son choc avec la
terre. La climatologie fournit des renseignements
intéressants sur le climat qui régnait avant
le cataclysme. Les températures étaient plus
basses qu’aujourd’hui : L’Atlantique Nord
avait 3,5’ de moins, et au large de l’Europe
occidentale, la différence était de -5’
à -9’. La différence la plus faible
était dans l’océan Indien (-0,8’)
qui devait, comme aujourd’hui jouir d’un climat
paradisiaque. La température de
l’atmosphère était suivant les
régions, plus basse de 5’ à 15’,
avec toujours, un minimum dans l’Océan Indien
où Dante situait l’Eden et la Terre Adamah.
Après le cataclysme de 9.600, tout change,
l’Atlantique et d’autres mers se
réchauffent. Les couches d’alluvions qui
recouvrent l’Australie datent de -10.000 et les
alluvions du Nil sont de la même date. Le Sahara,
aride entre -18.000 et -12.000 prend alors un nouveau visage
: il s’y installe une période de hauts niveaux
lacustres et de régression dunaire. Dès
-10.000 s’amorce un climat humide qui atteint son
optima entre -9.000 et -7.000 puis, vers -6.500
s’amorce un mouvement identique qui culmine entre 5.500
-4.500.
Dès -4.000 le désert est effectif. En
Ethiopie, le lac ABE est à son maximum vers
-9.500/8.500. Le Mali est, à cette époque,
fertile et un chercheur français reconnaît
qu’entre 9.500 et 7.000 c’est un véritable
carrefour biologique qui peut permettre
l’épanouissement d’une civilisation. Au
proche orient, c’est aux environs de cette même
date que la Syro-Palestine prendra, à peu de choses
près, le climat que nous lui connaissons
aujourd’hui. Nous n’allons pas
énumérer tous les changements climatiques et
géologiques découlant de ce cataclysme, de
nombreux ouvrages les ont repris et largement cités.
Ainsi, le cataclysme lunaire aura à la fois
modifié le climat et l’espace
géographique de notre planète. Des terres
s’effondrèrent, s’affaissèrent,
d’autres, en compensation se
surélevèrent. La planète fut
secouée de violents séismes et balayée
par de gigantesques raz de marée, les vagues montant
à l’assaut des hautes terres. Du drame, la terre
a conservé d’innombrables traces et de son choc
avec la Lune une profonde cicatrice dans le fond de
l’Océan Pacifique. La date de ce cataclysme
varie suivant les traditions et les auteurs ; elle reste
cependant dans une fourchette d’approximation
très raisonnable qui cadre parfaitement avec les
datations des géologues. Les Egyptiens et les
Tibétains donnent respectivement 11.544 et 11.772
ans, les traditions indiennes qui me semblent les plus
dignes de foi donnent 9.564 avant notre ère, ce qui
est proche de la chronologie de Platon ; c’est aussi ce
qu’indique le Livre de DZYAN.
La Chronologie de Zoroastre tirée de celle des
Dravidiens donne aussi -9.500. Nous avons nous-mêmes
opté pour une date approximative de -9.600. Nous le
verrons, le Déluge Biblique est un amalgame de
traditions étrangères aux hébreux et
puisées par ceux-ci à différentes
sources ; on peut faire le même constat à
propos de certains textes arabes. Néanmoins, une fois
reclassés dans leurs dossiers respectifs, ces textes
fournissent des éléments que nous nous devons
de considérer avec profit. Dans leurs textes, les
Sumériens parlent d’un déluge de 7 jours
et 7 nuits, celui de SIUZUDRA, qui servira de modèle
aux autres récits mésopotamiens et
hébraïques. Il est corroboré par
d’autres récits Egyptiens et Indiens. Nous en
parlerons tout à l’heure. Si les
sumériens n’ont pas laissé de textes
à proprement parler du déluge de -9.600, ils
en ont toutefois laissé des traces dans leur
calendrier. En effet, ce calendrier a un 9ème mois
nommé GAN-GAN-Ud-du ”de l’arrivée
des Nuages” correspondant à l’hébreu
KISLEV et à notre Novembre/Décembre.
Nous avons ensuite un 10ème mois nommé AB-
PA-UD-DU ”de l’arrivée- du
Déluge” correspondant à
l’hébreu TEBETH et à l’Arche, et
à notre Décembre/Janvier. Enfin un
llème ASH- A ”de la malédiction de
l’eau” qui est notre Janvier/Février et
l’hébreu SHEBAT. Donc, le calendrier
sumérien fait bien apparaître un déluge
de 40 jours en plus des traditions sur un déluge,
plus récent de 7 jours. C’est encore à
cette tradition sumérienne que les hébreux ont
puisé pour leur déluge de 40 jours.
L’analyse des différents textes relatifs
à ce déluge de 40 jours nous permet
d’envisager le scénario suivant.
La LUNE serait apparue le 9ème mois
(Gan-Gan/Kislev/Nv.DC) le 1er nom que les Hébreux
donnèrent à la Lune fut HODESH qui signifie
à la fois Lune et ”Chose Nouvelle” ; la
Lune est donc bien cette ”chose nouvelle” apparue
dans le ciel d’où elle était
jusqu’alors absente. Dès son apparition dans le
ciel, elle fut la cause d’effets inhabituels et
répétés tels que des séismes
provoqués par une pluie de météorites
qui mitrailla littéralement notre sol. Le Livre
d’HENOCH insiste bien sur ce point que la seule
apparition de la Lune provoqua des séismes. Selon
l’Apocalypse ”la LUNE devînt rouge comme du
feu... un grand tremblement de terre se produisit”. En
effet, la Lune se rapprochait de plus en plus rouge,
lumineuse, incandescente, projetant sur la terre des
météorites et provoquant des séismes.
La Lune est, semble-t-il, arrivée par l’Ouest
dans un mouvement spiralé ; elle rasa la terre et
vînt la percuter au niveau du Pacifique, en plein dans
la ”Ceinture de Feu” ; le Pacifique en garde
encore la cicatrice. L’écrivain arabe Murtady
est formel : ”il y eut descente de la Lune sur la
Terre”. Ceci est confirmé par d’autres
textes. Un papyrus égyptien dit que ”une
étoile tomba jadis des cieux et les flammes
consumèrent tout”. Le Chilam Balam confirme
encore qu’à cette époque lointaine une
étoile tomba sur la terre et occasionna des
séismes et un gigantesque tremblement de terre. Sous
le choc, la Terre fut retournée, c’est à
dire qu’elle se mit à tourner en sens inverse.
Ce fait est confirmé par le livre indien VISUDDI
MAGGA selon lequel la terre fut retournée et un cycle
du monde détruit.
Selon le Papyrus HARRIS la terre s’est retournée
pendant un cataclysme cosmique. Le témoignage
égyptien des 2 Lions tournés dos à dos
confirment le fait que sous le choc lunaire la terre a
basculé sur son axe et tourné en sens inverse.
Pomponius MELA écrit à propos des
égyptiens ”Dans leurs annales, on lit que depuis
la formation de leur royaume, les étoiles ont quatre
fois changé de direction et que deux fois le soleil
s’est couché dans la partie du ciel où il
se lève aujourd’hui”. Cela laisse entendre
qu’il y eut bien 2 cataclysmes, comme nous le verrons
plus loin. Ainsi, sous le choc lunaire, la rotation de la
terre est inversée. D’ailleurs, les
géologues ont bien constaté que vers -10.000
il y eut une inversion du champ magnétique. Avant le
cataclysme, la terre tournait plus vite
qu’aujourd’hui et l’année était
de seulement 296 jours. Sous le choc se produisit non
seulement une inversion du champ de rotation terrestre, mais
une augmentation, provisoire, de sa vitesse de rotation,
alors que la Lune, au contraire, est freinée par la
gravitation, par l’effet de marée et enfin par
son choc avec la terre. Cela permet à la Lune
d’entrer dans l’orbite terrestre et de devenir son
satellite. Sur son orbite, la Lune remplit
immédiatement les fonctions que nous lui connaissons,
de perturbatrice psychophysiologique des êtres
vivants, mais aussi de régulateur du temps, des
saisons, des marées et des pluies...
Le fait qu’au Néolithique qui suivit le
déluge, les dieux lunaires furent
représentés comme des Taureaux Ouraniens et
fertilisateurs n’est pas fortuit. Alors, il se mit
à pleuvoir... comme jamais il n’avait plu ; il
plut pendant 40 jours et 40 nuits. L’eau du ciel finit
de tout noyer sur une terre déjà fortement
submergée par les raz de marée. Car il est
évident que toute la pluie du ciel, si abondante
soit-elle, ne put, à elle seule, suffire à
”noyer” la terre ; elle ne fut qu’un plus. De
nombreux éléments éparpillés
dans les textes et les mythes nous permettent de situer
l’époque où eut lieu ce cataclysme. Selon
MURTADY, le cataclysme se serait produit lorsque le coeur du
Lion arrivait à la 1ère minute du Cancer.
D’après Plutarque, les Egyptiens faisaient
jaillir leurs fontaines par des gueules de lion ; il y a
là une évocation certaine du déluge.
Rappelons encore que le 1er des travaux d’Hercule est
de tuer le lion de Némée. Le Cancer correspond
au ”fond des eaux” et on représente ce
signe par la double spirale, celle que fit la Lune
d’abord en arrivant, puis en allant se placer sur son
orbite actuelle. Selon une tradition mexicaine, qui recoupe
les affirmations de Murtady, le déluge vint quand le
point équinoxial (vernal) se trouvait au Cancer et
correspondait à la CRECHE ; nous verrons plus loin
que cette Crèche et les 24-25 décembre sont
intimement liés à la Lune et au déluge.
Pour Murtady, le déluge comporta 2 phases ; la
2ème eut lieu lorsque le Lion fut à 15°
du cancer ; entre les 2 phases. Il y aurait donc eu une
période d’environ 45 jours qui cadre avec les
versions sumériennes et les textes hébreux.
[suite]
|
|