LA PREMIERE RACE HUMAINE

         Retour sommaire


Le saviez vous?

 

 LES AUSTRALOIDES  (suite)

 


 


 


 

 

   Nous verrons enfin plus loin que la terre américaine a abrité encore de nombreuses populations de type australoïde. L'Europe elle-même conserve des traces du passage de cette race à une époque très lointaine. Il semble que les Pygmées, Damara et Bochimans africains puissent être rattachés à ce groupe ; leurs caractéristiques morphologiques et pigmentaires étant dues davantage à des facteurs locaux (climat, environnement, nourriture,...) qu'à des facteurs génétiques et raciaux ; leurs affinités raciales et culturelles les lient, qu'on le veuille ou non aux australoïdes. On retrouve d'ailleurs chez les Bochimans, tous les aspects de la culture australoïde Vénération pour l'arbre à latex, rites de nubilité, origine végétale ou ophidienne de l'humanité, svastika, symboles de la Main, serpent faiseur de pluie, etc... On peut rapprocher les Pygmées des Bochimans, les Pygmées ne sont pas des négroïdes. Bien des éléments inclinent . penser qu'on peut les assimiler tous deux à un même groupe ethnique, Mme si des différences les séparent aujourd'hui, cet ancien groupe ethnique aurait compris également les DAMARA et les PEUHLS, ces derniers métissés depuis longtemps avec des méditerranéens.

Notons encore que certaines populations du Dhofar et de l'Arabie du Sud font partie du groupe australoïde. L'origine des Négritos est fortement controversée, mais de nombreux spécialistes les considèrent aujourd'hui comme un rameau australoïde, davantage lié au type Munda qu'au type australoïde "australien". Leur foyer d'origine aurait été le même que celui des Australoïdes : SUNDA. Cependant, leurs bases les plus anciennement connues sont la Nouvelle Guinée où ils habitèrent d'abord les rivages, ensuite les hauteurs, l'Inde du Sud et les îles Andamans dans le golfe du Bengale. Ils ont laissé en Inde des traces raciales assez nettes qui ressortent, par exemple chez les Irula et Kadar. Leur lien avec les Munda semble bien attesté et finalement, les GONDS et les KHONDS de l'Inde pourraient être le lien racial qui les unité à travers les millénaires, aux Mundas. Dans les chapitres suivants, nous allons développer les migrations et l'implantation des australoïdes en différents points du globe. Elle est tout à fait remarquable par l'ampleur et la date reculée les dates, devrions nous dire, car nous verrons que, dans une large fourchette chronologique qui s'étend de -40.000 aux environs de notre ère, les australoïdes ont effectué, à différentes époques et dans les directions les plus diverses, des migrations qui les ont conduit vers les rivages les plus lointains. Les archéologues ont toujours été irrités par ce problème des migrations, d'autant plus irrités qu'elles sont plus anciennes. Pourtant, les faits sont têtus et ramènent toujours vers l'hypothèse des migrations à haute époque. Comment peut-on expliquer par exemple qu'entre -40.000 et -35.000 les australoïdes sont à la fois présents en Inde, Australie, Afrique du Sud et Amérique du Sud.

Comment expliquer les traces nettes de langue Munda relevées en Amérique du Sud, Nouvelle Zélande, île de Pâques, Madagascar, Afrique, mais aussi en Mésopotamie, Caucase, espace Gréco-égéen et en Vieille Europe et jusque chez les peuples Ouralo- altaïques ? Partout ces fossiles linguistiques ont perduré à travers les millénaires et à travers les autres langues plus récentes, parfois intacts, parfois sous forme de dérivations dont on a pû retrouver l'origine. De plus, ces traces linguistiques et anthropologiques sont confirmées par des similitudes culturelles et cultuelles relevées dans les mythes, rites, usages, danses, musiques. Le sumérien comporte une foule de termes Munda, des usages et des rites munda, même des dieux, comme Sumugan, qui n'est autre que le Murugan munda. On peut en dire autant du sanskrit qui comporte non seulement des termes Munda mais aussi dravidiens. On pourrait en remplir des pages. Dans leur livre "Les Aborigènes de l'Inde", Busquet/Delacampagne notent que dans la fête Adivasi de Gauri, en Inde, le personnage de CHOR (le voleur) fait irrésistiblement penser au personnage de l'Homme Sauvage du Folklore d'Europe occidentale, du carnaval occitan, et des mascarades basques. Et nous savons aussi maintenant que les "Carnaval" ont pour foyer d'origine l'Inde pré-aryenne. En musique, on a relevé des formes apparentées à la musique munda, en Malaisie, Afrique, Polynésie, Australie, Caucase, Tyrol et chez les montagnards de l'Europe et de l'Asie. Ainsi, les chants du Tyrol et de certaines régions du Caucase ont une indéniable parenté avec ceux des Mundas, notamment des Khonds, et avec ceux des Pygmées d'Afrique. On peut faire la même remarque pour les chants d'un peuple africain du lac Nyasa, qui s'appelle, curieusement, les Khondas. D'autres similitudes ont été relevées entre certaines danses des Pouilles italiennes et celles des Mundas. Nous pourrions multiplier les exemples et nous le ferons encore parfois au cours des prochains chapitres. Mais lorsqu'il y a un tel amas de témoignages, on peut plus parler de coïncidence. Il y a bien eu migrations et implantations.

[
retour]

 



   Actualités-Consommation-Informations

Liens partenaires   |   Nous contacter   |  Nos coordonnées   |   Espace Formation   |   Les   liens  [Pour surfer sur le web]  |   Galerie d'Art   |   Aci Informatique