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ORIGINE DU PEUPLEMENT - L'AMERIQUE

 

 

 

L'AMERIQUE (suite)

On peut encore citer un autre cas, celui des grands Indiens de la prairie. Ils n’ont rien de Mongoloïde et dérivent en droite ligne de l’homme de Cro-Magnon qui, suivant les troupeaux de rennes vers le Grand Nord et passé ainsi en Amérique il y a environ 15.000 ans. Il était important de faire, même schématiquement, le point sur le peuplement de l’Amérique avant d’aborder le peuplement de l’Amérique par les Australoïdes. De nombreux auteurs n’accordent aux 3 dogmes des Américanistes déjà indiqués qu’une attention amusée et vont bien au-delà dans leurs recherches. Tous considèrent que le premier peuplement de l’Amérique et Australoïde. On en parle moins que des migrations mongoles, alors qu’elles sont aussi bien, sinon mieux étayées. De nombreux travaux cependant en font état et nous nous contenterons ici de nous y référer en les résumant dans un scénario de peuplement très ancien et bien réel. De nos jours, on peut citer par exemple, les travaux de Carter qui débouchent sur le constat que les 3 premières vagues de peuplement de l’Amérique sont dues aux Australoïdes.

Lorsqu’on parle d’Australoïdes, il faut se rendre compte qu’à ces époques reculées de - 50.000 / - 40.000, étaient Australoïdes les continents de Sunda, Wallacee, Sahul, l’Afrique et enfin tout le Sud- Est asiatique, un Sud-Est qui, finalement, s’enfonçait profondément jusqu’en Asie Centrale, ainsi que le sous-continent indien et le Japon. On peut donc supposer que les Australoïdes d’Asie aient pu remonter à travers l’Asie et passer ainsi en Amérique, par l’Alaska par exemple, ou par d’autres voies. On constate d’ailleurs que la civilisation des Nuclei Américaine est une suite logique de celles connues antérieurement en Asie : Le Soanien de l’Inde, Tampanien de Malaisie, Choukoutien de Chine, Anathien de Birmanie, Patjitanien de Java ou les industries similaires d’Australie mais aussi du Japon.

A très haute époque, c’est cette civilisation des Nucléi, pas encore asiatique ni mongole, mais bien Australoïde, qui serait passée en Amérique. Des migrations auraient même pu venir par le Japon, les Kouriles, l’Alaska ou par d’autres voies, plus nombreuses qu’il n’y parait et aussi possibles si ce n’est plus, que l’autoroute de Behring... Certes les Australoïdes venus en Amérique par l’Asie ou le Japon, voilà qui bouscule quelque peu le dogme Behring. A propos du Japon à teinte Australoïde, soulignons que les sites de JWAJUKU (- 40.Q00) OKINAWA (- 32.000), etc... étaient contemporains des sites de Sahul/Sunda/Wallace et présentent un outillage apparenté, que d’autre part les migrations au départ ou avec escale au Japon étaient parfaitement possibles à ces époques.

Pour le principe, donnons quelques dates américaines de la civilisation des Nucléi : Lewisville (- 33.000) Tulé Springs (- 22.000) Santa Rosa (- 25.000) La Jolla (- 20.000). Au Mexique on a des dates plus récentes avec COHAHUILA (accompagné d’un crâne dolycho, Australoïde) Jalisco, Hidalgo ; au Venezuela El Jobo (- 15.000) Muaco (- 13.000) ; Équateur, Piunin accompagné d’un crâne dolycho, Australoïde. Les Nucléi sont encore présents en Uruguay, Chili, Argentine, Patagonie. En fait, partout où nous allons rencontrer la présence Australoïde, et partout des similitudes apparaissent avec les techniques des faciès asiatiques. Les migrations Asie/Amérique par les voies développées plus haut doivent donc retenir tout notre attention.

Le peuplement Australoïde de l’Amérique à l’époque préhistorique peut aussi s’expliquer par d’autres voies de migrations, nous en verrons deux essentielles. Dans le processus de peuplement Australoïde de l’Amérique, non peut prendre pour base de départ, le type LAGIDE et les types similaires (Brasilides, Sylvides, Margides) qui constituent la plus grande partie de l’ancien groupe Dolycho Australoïde qui occupa en premier le sol américain. Le LAGIDE de Lagoa Santa est corroboré par des trouvailles similaires : crânes de CONFINS, CANDONGA, PALLIKE, FELL, COAHUILA, PIUNIN, PALTACALLO, Homme de LAURICOCHA (- 9.800) Crâne d’OTAVALLO (Équateur) (- 28.000) etc... Les dates voisines ou éloignées, attestant que la race Australoïde a perduré de nombreux millénaires sur ce continent, ou qu’il y eut des migrations à diverses époques, les deux hypothèses étant sans doute probables.

Ces LAGIDES et assimilés, les enquêteurs les ont suivis à la trace sur un fantastique parcours constitué de 2 pistes différentes éloignées l’une de l’autre par plusieurs millénaires. La plus récente conduit de la Patagonie au Nord du Chili jusqu’à Autofagasta ; elle essaime au Pérou et en Équateur avec des retombées au Venezuela. Dans le sud, de l’autre côté de la Cordillère, elle rayonne jusqu’à Santiago del Estero et les confins de l’Argentine. Cette migration semble remonter aux environs de - 11.500, elle a une coloration spécifiquement MUNDA. Sur l’espace géographique couvert par cette migration ont été relevés des termes et des toponymes apparentés au Munda, cette influence Munda se retrouve d’ailleurs dans le Pré-Valdivia et la civilisation de Nazca/Paracas.

A Valdivia, les crânes de la première couche de population sont Dolycho, ceux de la deuxième sont Brachy mêlés de Dolycho qui coexistent avec eux, ce sont ces Brachy qui sont supposés avoir apporté la poterie Jomon. La plus ancienne civilisation de NAZCA a une résonance indienne évidente, spécifiquement Munda. Sur les mantos de Paracas sont tissés de petits hommes volants vomissants des Serpents à lunettes inconnus au Pérou mais bien connu en Inde sous le nom de NAGAS, un nom bien proche d’ailleurs de Nazca. En Inde Munda, les Vaddas de Ceylan et d’Assam appartenaient au clan des Nagas ou ”Serpents”. Par certains côtés, la civilisation de Nazca Paracas évoque la Nouvelle-Guinée Australoïde, c’est le cas, entre autres, des trépanations de Paracas qui n’ont d’équivalent que celles de Nouvelle-Guinée. D’autres éléments, épars dans la langue, l’art et les rites pratiqués ne peuvent être comparés qu’à ceux des Australoïdes Mundas. Sur des poteries de Nazca apparaissent des guirlandes de têtes humaines qui s’apparentent à la fois à la tradition préhistorique Munda du culte des crânes et à celle, dravidienne de KALI. Sur des peintures Nazca figurent des branches ramifiées qui jaillissent du corps d’êtres humains exactement comme en Inde dravido-munda (ex : DURGA).

Cabezas Lagas fut la première capitale du royaume NazcalParacas, la deuxième en fut Kawachi. Par la suite, ce royaume reçut une influence sino-japonaise qui s’exerça aussi à Chavin, Chan-Chan, Valdivia.

L’homme de PARACAS est relativement récent (- 7.000), c’est un dolycho de 1m55 qui fut probablement le 1er cultivateur du Pérou, pécheur et musicien, on a retrouvé son filet et sa flûte, mais il a eu des prédécesseurs qu’il reste à découvrir. La civilisation de Nazca/Paracas n’est pas née d’une génération spontanée, elle est sans doute le résultat final de cette vague Australoïde qui vint peupler les côtes Pacifiques de l’Amérique du Sud aux environs de - 10.000. Elle a d’ailleurs des Serra dos Martyrs et sur d’autres sites trop nombreux à énumérer, on a relevé des Pétroglyphes ”Magdaléniens” (soleil, mains, etc...). Ce symbole typiquement australoïde qu’est la main abonde d’ailleurs en Amérique au milieu de nombreux graphismes ou seules. Au Chili et Argentine (Autofagasta, Taino, Sirantour, Acatamena) le style du ”Chasseur à l’Arc” a des similitudes extraordinaires avec celui du Levant Espagnol. Des signes dits ”alphabétiformes” de Glozel et d’ailleurs se retrouvent à Formosa, San Agustin (Bolivie), Rio Pequey, Piedra Pintada, etc... Certains ne semblent pas excéder 6.000 ans d’autres anciens de plusieurs millénaires.

Enfin les dernières découvertes de l’Art Pariétal en Amérique du Sud permettent maintenant de conclure une fois pour toutes au peuplement préhistorique de l’Amérique du Sud. Ces peuplements sont aujourd’hui reconnus notamment au Matto Grosso et en différents sites, les préhistoriques ont laissé un art rupestre florissant, disséminé sur plusieurs dizaines de sites (Letrero, Perdida, Santa Elena, Alvorada, Morros, Rondonopolis,...) Tous ces sites sont crédités d’une très haute chronologie. Les sites de Pedra Furada remontent à - 32.000 et des traces existent encore au-dessous. Or, ces sites sont sur les lieux de passage de notre ancienne migration australoïde, ces dates hautes avalisent d’autres sites d’Art Rupestre comme Piquimachay (- 23.000), Lauricocha, Toqueplana, je vous laisse conclure de vous même...

La présence australoïde n’est pas limitée à l’Amérique du Sud, elle est également attestée en Amérique Centrale et du Nord. Certaines ethnies ont suwécu jusqu’à nos jours, d’autres se sont éteintes, mais toutes ont laissé des traces de leur passage. Ces australoïdes se retrouvent par exemple en Californie (Péricu, Gabrielenos, Guaycuru) Arizona (Hopis) d’autres en Orégon, etc... Les tribus anciennes des Utes étaient de race noire.

En Californie et Orégon, on a relevé de nombreuses inscriptions de type australoïde dont certaines ont leurs répliques sur d’autres continents. L’Arizona a livré un boomerang australoïde de - 12.000. Les HOPIS ont même conservé des analogies culturelles avec les autochtones de l’Inde et se disent originaires d’un pays lointain où le soleil est roi (cultes solaires de l’Inde) et où les Hommes Rouges (les dravidiens) sont leurs frères.

On constate enfin que la majorité des crânes trouvés aux USA et notamment en Californie sont Dolycho et non Brachy, les dates s’échelonnent de – 50.000 - 10.000, tel le crâne de DEL MAR, dolycho et, selon certains chercheurs australoïde. D’autres crânes sont plus récents (Véro, Cohahuila...) mais toujours dans la même lignée australoïde. Remarquons encore que la quasi- totalité des restes osseux, liés aux pointes de jet américaines, sont dolycho et non brachy.

Il faudra, un jour ou l’autre, admettre officiellement la présence australoïde aux plus anciennes époques de l’histoire de l’Amérique et expliquer de manière logique les faits et constats que nous avons présentés (et il en existe davantage encore). Et expliquer aussi, par exemple, l’origine et les raisons de l’iconographie américaine qui nous a livrés d’innombrables représentations négroïdes, qui toutes ont précédé, et de loin, la conquête espagnole et l’arrivée des esclaves noirs. Citons en quelques unes : Têtes négroïdes de Chichen-ltza, des poteries de Trujiollo, de Chimbote, des poteries Mochica de Puno et Santiago de Cao (Pérou), les statues de Véra-Cruz, les bas reliefs Maya de Tikal, le masque de Tlatilco, les représentations de Copan, les statuettes de Palenque et Teotihuacan, objets gravés de Tlapayoca, sculpture de Tayilu, etc... Les civilisations de San Agustin et Guerrero notamment ont fondamentalement une résonance négroïde qui évoque les cultures dravido-munda de l’Inde, en dépit d’une influence asiatique tardive. On peut faire le même constat à propos de Chan-Chan, Chavin, Valdivia et bien d’autres.

Toutes ces considérations, prises au hasard et bien incomplètes, portent témoignage d’un fait culturel et ethnique que la science officielle rejette sans aucune raison valable, mais qu’en outre elle évite d’évoquer. Cela leur évite de mauvaises réponses à de bonnes questions.[retour]

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