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Il est à peu près admis que la couche de fond de la population américaine est asiatique, mongoloïde. Ce type racial serait arrivé par le détroit de Behring à une époque indéterminée car elle fluctue au rythme des découvertes qui reculent chaque jour davantage la date du peuplement de l’Amérique. Comme le passage par Behring est un dogme absolu, on laisse le soin aux glaciologues de faire cadrer ces dates d’arrivées, de plus en plus anciennes avec les possibilités de passage offertes par la Behringie. Ces cadrages et recadrages successifs sont un exercice difficile, parfois acrobatique et souvent contestable qui démontrent qu’au fond, on n’est sûr de rien et que le fameux dogme n’aurait jamais dû rester qu’une hypothèse. Devant ce flot de contradictions et d’incertitudes, des chercheurs sérieux ont cherché et trouvé des itinéraires migratoires et des voies de passage bien plus probantes. De plus, la majorité de ces chercheurs estiment que d’autres vagues de peuplement, non asiatiques, ont déferlé sur l’Amérique à différentes époques, certaines vagues précédant les mongoloïdes. La date du peuplement de l’Amérique, établie encore comme un dogme à – 10.000 n’est plus aujourd’hui recevable, elle fut reculée d’abord aux alentours de - 20.000 puis enfin à - 50.000. Des dates plus hautes, aujourd’hui encore contestées, laissent entrevoir une date de - 100.000 qui sera, un jour ou l’autre, sans doute dépassé. A Mount Calico (Californie) daté de 80.000, on a relevé des traces jusqu’à - 200.000 ans. Étant donné les incertitudes qui pèsent encore sur ces hautes dates, nous nous en tiendrons à celle, raisonnable, de - 50.000 suffisante pour notre exposé. Or il est difficile d’admettre un peuplement mongoloïde de l’Amérique aux alentours de - 50.000 pour la bonne raison que le type mongol ne s’était pas encore formé en Asie, à la date de - 20.000. Ce type mongol est probablement issu d’un type plus ou moins Ouralo-Altaïque, ressemblant à peu près au type Aïnous, qui aurait, à la suite d’une adaptation à un environnement et à des conditions climatiques différentes, évolué vers le type mongol actuel. On a constaté chez les Ouralo-Altaïques, que suivant l’espace géographique qu’ils occupent, ils sont plus mongoloïdes à l’Est et plus européens à l’Ouest. Le même constat a été fait chez les Polynésiens qui attestent un appauvrissement génétique d’Ouest en Est ; Le processus est identique dans d’autres parties du monde. On peut considérer avec beaucoup de vraisemblance, que de - 30.000 à - 20.000, le type mongol et le type caucasoïde ”européen” n’étant pas encore formé suivant les critères actuels, devait émaner d’un type ouralo-altaïque ayant quelque ressemblance avec les Aïnous actuels, qui, entre temps, ont eux-mêmes évolués. Au type, déjà beaucoup plus ancien, de l’Asie du sud-est, de l’Inde, Australie, Nouvelle Guinée, etc.. aux environs de 40.000 pourrait correspondre un type représenté encore aujourd’hui par les Vaddas, Négritos, Mundas et Australoïdes, ces types ayant eux-mêmes subis une évolution notable. Rien n’interdit de supposer que ce vieux fond Aïnous primitif et Ouralo-Altaïque soit issu, il y a quelques milliers d’années en arrière de ce vieux fond Veddoïde et noir. D’autant plus que l’antériorité de la race noire sur toutes les autres est aujourd’hui bien étayée et à peu près assurée. Déjà, Anta DIOP, avec beaucoup de clairvoyance écrivait : ”L’origine de l’humanité est, selon toute probabilité, monogénétique. L’adaptation de l’Homo Sapiens aux différents environnements, a entre autres changements, modifié l’apparence de la population humaine selon les continents et fixé l’aspect extérieur des races telles qu’elles existent aujourd’hui”. Ce processus, quelque peu schématique, a de fortes chances de cerner la vérité d’assez près et d’envisager le peuplement de notre planète par l’homme selon des conceptions différentes de celles entrevues il y a quelques décennies à peine. En ce qui nous concerne, ces nouvelles données étayent convenablement notre hypothèse. Ainsi, on constate que pour la période de - 20.000, les restes exhumés en Chine Mongole n’ont rien de mongol, d’Asiatique ou de Brachycéphale ; Au contraire, ils sont tous Dolycho. A la même époque en Amérique, il n’y a pas, à proprement parler de Brachy mais seulement des Dolycho (crânes de Laguna, Midland, etc...).[suite]
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