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Hors
Salon de l'Automobile, voici la voiture à air
comprimé. C'est un véhicule
économique mais aussi non polluant, et qui
va dépolluer. Mais c'est surtout un véhicule
qui est le fruit d'un concept technique tout à fait
novateur, inventé par Guy NEGRE, un
ingénieur qui a fait carrière dans l'industrie
pétrolière puis automobile où il a
travaillé en Formule 1, on n'a donc pas à
faire à un farfelu mais à un vrai pro.
D'ailleurs, tous les tests effectués sur cette
voiture ont été probants et plusieurs
centaines de personnes à ce jour, dans plusieurs
pays, l'ont essayé et se sont montrés
pleinement satisfaits. Les études et mises au points
ont nécessité 7 années de travail d'une
équipe de 15 personnes et le dépôt de
plus de 20 brevets.
Au départ, l'idée de Guy NEGRE fut d'exploiter
cette pratique que connaissent bien les mécanos de
voitures de sports qui consiste, pour démarrer les
moteurs récalcitrants, à injecter de l'air
comprimé dans les cylindres ; l'idée part de
là, mais au lieu d'en injecter durant quelques
secondes, on injecte l'air comprimé en permanence, et
ça marche, ça roule même, et de
façon économique et proprement.
Le moteur fonctionne selon un cycle thermodynamique
différent des moteurs actuels 4 et 2 temps. Le
moteur à Air Comprimé est un moteur
à 5 temps et à 3 chambres
séparées : 2 chambres cylindriques
d'aspiration et d'expansion et 1 chambre sphérique de
compression reliée par un injecteur d'air
électronique à deux réserves d'air
comprimé de 300 litres à 300 bars. Avec ces 3
chambres on a donc les différentes étapes :
Aspiration, compression, injection d'air comprimé
additionnel, expansion, détente,
échappement.
Ainsi, par le jeu du piston, le 1er cylindre va aspirer
l'air extérieur à travers un filtre et
l'envoyer dans la chambre de compression où, au
même moment un jet d'air comprimé est introduit
dans cette chambre aussitôt relâché dans
le cylindre d'expansion, l'air pousse le 2ème piston
qui va actionner la roue du moteur, et c'est parti....
Remarquons que l'on n'utilise pas exclusivement l'air
comprimé pour faire rouler le véhicule mais
également l'air ambiant que l'on filtre et que l'on
rejette plus propre qu'avant. Et c'est justement parce que
le moteur aspire cet air extérieur que la
réserve d'air comprimé donne au
véhicule une autonomie de 10 heures en cycle
urbain.
Pour se réapprovisionner en air comprimé ?
soit dans une station service, comme un carburant normal (3
minutes de remplissage) soit compresser dans le
véhicule lui-même (compresseur
électrique à brancher sur le 220 volts).
Le moteur de 35CV permet de rouler jusqu'à 110 km/h
avec une autonomie de 200 km en cycle urbain (moyenne de 60
km/h) ; c'est 2 fois plus qu'une voiture électrique ;
sans les multiples inconvénients. En cycle urbain la
voiture à Air Comprimé est une solution
idéale pour les taxis, les voitures de livraisons, la
deuxième voiture pour les courses, aller au travail
ou mener les enfants à l'école.
La voiture à Air Comprimé est donc un
véhicule économique à l'entretien
simple et peu coûteux, grâce notamment à
la température modérée de
fonctionnement du moteur : une vidange tous les 50.000 km
avec de l'huile alimentaire (ce qui évite de recycler
les huiles). Un véhicule sûr,
sécurisé (pas de carburant inflammable, pas de
risque d'explosion) et un véhicule 100% écolo
qui n'utilise, pour circuler, que l'air que nous respirons.
Mieux encore, cet air qu'il absorbe est déjà
pollué, mais il "filtre" l'air qui respire et le
rejette plus propre qu'il n'est entré. Le
véhicule donc ne pollue pas, mais
dépollue.
Il existe plusieurs versions de ce véhicule :
1) Le taxi type Londonien avec bagages
à l'avant à côté du conducteur et
qui transporte 4 passagers assis.
2) La camionnette monovolume avec porte
coulissante de 450 kg de charge utile.
3) Un Pick-up à 2 portes avec coffre
découvert.
Ces 3 modèles couvrent donc l'essentiel des besoins
urbains.
Techniquement, le véhicule est prêt. En 2 mois,
sans publicité, 200 clients fermes se sont fait
inscrire en liste d'attente pour ce type de véhicule.
Le soutien d'un grand nombre d'usagers sera le bienvenu, car
cette voiture, les pétroliers n'en veulent pas, les
pouvoirs publics non plus car ils perdraient la colossale
manne fiscale qu'ils perçoivent sur les carburants
pétroliers ; les fabricants de véhicules
à essence non plus, évidemment. En fait, une
multitude de gens, de sociétés, de
financiers...sont contre.
Bientôt, nous allons payer une taxe sur la pollution,
une pollution qui de l'Amoco Cadiz à l'Erika pollue
nos côtes et nos plages, une pollution
pétrolière qui pollue nos villes et
génère une foule de maladies. Des prix du
pétrole qui ne cessent de monter au détriment
des uns pour le plus grand profit des autres.
Au rythme actuel de la consommation, il n'y aura plus de
pétrole en 2035, car le parc automobile va doubler
(au moins) dans les 10 ans. Au nom du pétrole des
conflits et des guerres naissent sur tous les points du
globe et ce produit se raréfiant, les conflits seront
de plus en plus nombreux. De plus, le coût de la
pollution en termes de santé publique, atteint
aujourd'hui les sommets et demain, avec l'effet de serre, ce
sera la catastrophe.
La pollution industrielle s'ajoute à celle de 6
milliards d'individus qui rejettent du gaz carbonique,
à 5 milliards de voitures et de poids lourds qui
crachent quotidiennement des oxydes de carbone ; et cette
pollution s'accumule au fil des ans. Mais les pressions, les
intérêts en jeu, les politiques pensent qu'il
est urgent de ne rien faire.
Espérons que tous, rapidement, comprendront où
est l'intérêt de l'humanité : sa survie
dans de bonnes conditions.
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