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ORGANISMES
GENETIQUEMENT MODIFIES
Déjà en 99, "NATURE" (du 18.02.99) et the
Mailon Sunday (31.01.99) se sont faits l'écho du
débat qui a opposé le Dr A. Pusztai chercheur
à l'Institut Rowett d'Aberdeen (Écosse) et sa
direction ; ce qui lui a valu son licenciement.
Rappelons les
faits :
Après avoir nourri des rats avec des aliments
génétiquements modifiés (p. de terre)
ces rats subirent des dommages internes dûment
constatés par un éminent pathologiste. Mais
Puszati avait mené d'autres expériences
toujours avec des pommes de terre mais celles-ci
altérées par un autre gène encore plus
nocif ; le test fut également fait sur des rats. Le
gène en question était un gène de
perce-neige et le légume pouvait produire une
substance chimique connue sous le nom de Lectine GNA censée le
protéger des insectes et des vers. Les effets furent
dévastateurs sur le foie mais on constata aussi de
très importantes modifications sur les organes vitaux
des rats, et une atteinte grave des organes du
système immunitaire (rate,thymus,...)

Par la suite, de nombreux scientifiques ont conforté
les constats et expériences du Dr Puszatti. Mais on
continue malgré tout à imposer les OGM
à des consommateurs qui n'en veulent pas et dont les
inquiétudes sont d'ailleurs bien réelles et
fondées. Et puis de récentes recherches du
gouvernement US ont montré que les cultures
génétiquement modifiées de maïs,
soja, et coton, ne produisent pas automatiquement de plus
grandes récoltes et ne diminuent pas non plus
l'utilisation de pesticides (Sources, the Guardian).
Selon un article du "Monde" du 30 avril 2000, des chercheurs
auraient mis en évidence le transfert de gènes
modifiés par l'homme sur des plantes au règne
animal via les bactéries. L'équipe de
l'université d'IENA (Allemagne) a tiré ces
conclusions après 3 ans d'études sur un champs
de colza transgénique butiné par les abeilles
; les gènes de résistance au Round Up des
plantes se retrouvent dans les bactéries et dans une
levure de la flore intestinale des insectes.
Le silence a bien sûr entouré cette
découverte mais les journalistes étaient
heureusement là. Pourtant, ce constat n'est pas le
premier puisque l'on avait déjà
repéré le transfert des gènes d'ADN
dans les cellules lymphocytes du sang des mammifères
et l'on pensait alors qu'ils s'y étaient
dégradés. Erreur donc, ce qui renforce les
inquiétudes sur les OGM pour la santé et
l'environnement. Ces différents faits ne pouvaient
qu'alimenter une controverse sur la nocivité des OGM,
ce qui n'a pas empêché Bill Clinton
d'intervenir personnellement auprès de Tony Blair
pour empêcher que la Grande Bretagne ne s'oppose
à la production d'OGM en Angleterre.
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sur les OGM ]
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OGM et les animaux]
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