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- OGM   (suite1)

 

ORGANISMES GENETIQUEMENT MODIFIES

Risques pour le consommateur : Ils sont très flous, on n'ose en parler que très discrètement. On ne sait pas grand chose mais le peu qu'on sait inquiète, alors on reste évasif et discret. Habituellement, avant de mettre un médicament sur le marché, il est soumis à des tests sévères qui durent parfois des années. Là ...    Selon le Pr Seralini "un laboratoire britannique a noté une augmentation de 50 % des allergies au soja depuis l'utilisation de soja transgénique".

Rappelons que soja et maïs sont principalement utilisés pour nourrir le bétail et les volailles dont nous consommons ensuite la viande et le lait. Et pour le moment, il est difficile aux éleveurs français de savoir si les aliments qu'ils donnent à leur bétail contiennent des OGM. Le consommateur est encore moins informé. Mis à part certains producteurs "labellisés" qui se sont engagés à retirer le soja de l'alimentation animale, ce secteur est très en retard sur le contrôle des OGM.

Le consommateur est par ailleurs directement touché par les OGM.L'industrie alimentaire utilise régulièrement des additifs à base de soja ou de maïs dans l'élaboration de nombreux produits alimentaires auxquels ils servent de "liant" tout en leur permettant de rester moins secs et moins gras (sauces, crèmes dessert, chocolat,....). Si l'on n'est pas sûr du soja (qui vient surtout des USA) pourquoi ne pas utiliser les Algues (voir Algues à la rubrique Thalasso). Lécithine de soja, amidon de maïs, tous transgéniques comme il se doit proviennent en majeur partie des USA... Le maïs transgénique est utilisé pour fabriquer semoules, farines, huiles, amidons, sirop de glucose, aliments pour bébé, barres de céréales, bières, biscuits apéritifs, mayonnaises, confiseries, dentifrices, vitamines, etc... Pourquoi ne pas utiliser des additifs Bio, aussi efficaces et sans danger, alors que la lécithine de soja, l'huile de colza et l'amidon de maïs, figurent dans plus de 70 % de nos produits alimentaires.

Finalement, les OGM nous envahissent en douceur et leur présence au-dessous d'un certain seuil n'est pas signalée, seuil quelque peu arbitraire de 1% fixé par la commission européenne. Comme on ignore les risques des OGM, y compris à faibles doses le petit 1% n'est sans doute qu'un confetti pour s'abriter du soleil. D'autre part, les méthodes de détection sont nombreuses mais hélas peu fiables, lorsque ces contrôles sont réellement faits.

Voilà un tas de lacunes qui sont une véritable brèche dans laquelle s'engouffrent les profiteurs pro OGM. Que faire ? pas grand chose, d'abord regarder les étiquettes à la loupe : si la mention OGM y figure, ne pas prendre le produit. Se baser d'abord sur les aliments où il a été établi avec certitude qu'ils se cachaient sournoisement. Cette liste a été établie et tenue à jour par GREENPACE et figure sur son site : http://www.greenpace.fr que vous pouvez consulter.

GREENPACE dont nous saluons ici le remarquable travail en bien des domaines a été un des premiers à s'interroger sur les OGM et à leur faire la guerre.

GREENPACE a établi 2 listes :
La Liste Noire qui recense, marque par marque, produit par produit tout ce qui contient des OGM.
La Liste Blanche garantit, par contre une série d'aliments vierges d'OGM. Même les aliments pour animaux figurent sur ces listes. Se méfier des étiquettes : d'abord parce que la mention OGM est souvent une discrétion de violette, mais aussi parce qu'elle est parfois trompeuse dans le genre "maïs modifié" pour éviter le terme "génétiquement". En fait, la France est très tolérante en la matière contrairement aux Anglais qui eux, exigent une grosse étiquette jaune très lisible.

Autre problème pour le consommateur
: Puisque certaines plantes transgéniques résistent aux antibiotiques, la résistance de ces gènes aux antibiotiques peut-elle se transmettre aux humains ? sachons que les études faites en Grande-Bretagne sont défavorables à l'utilisation de ce type de gène.
La communauté européenne les a suivis puisqu'en février 99 elle a voté une loi interdisant les cultures contenant ces gènes. Interdit, c'est formidable. Mais y-a-t-il des contrôles pour s'assurer que cet incident est respecté ?

Autre problème encore avec les cultures transgéniques qui utilisent de plus en plus d'herbicides totaux : puisque les nouvelles plantes génétiquement modifiées résistent aux herbicides, les agriculteurs s'en servent pour détruire les autres plantes indésirables de leurs terres. Or, ces produits qui sont très toxiques sont absorbés par les produits semés et récoltés qui se retrouveront un jour dans notre assiette et leurs effets sont redoutables sur notre santé : retard de développement mental des nourrissons, empoisonnements, baisse de la fertilité...

Après le consommateur c'est l'environnement qui risque d'être touché et par ricochet, l'homme encore une fois. Toutes ces plantes transgéniques qui résistent à tout ne sont pas cultivées en labo mais en plein air et le vent les transporte au loin. Les plantes (comme le colza qui se croise facilement avec d'autres espèces) vont donc se croiser avec d'autres et leur transmettre leurs propriétés. Par exemple si le colza résistant aux insecticides se croise avec d'autres plantes il va transmettre ce genre de "résistant" à tout un tas de mauvaises herbes dont on aura du mal à se débarrasser.
Il est également possible et même probable qu'au fil des ans, les super-cultures transgéniques supplantent les cultures traditionnelles, en somme que des espèces disparaissent au profit d'autres plus résistantes qu'elles, vont nous envahir.

Tout ceci tend également à l'uniformisation des cultures : 2 ou 3 espèces de super-riz, 2 ou 3 de soja, 4 de maïs, etc... La variété des espèces serait finie et avec elle s'annoncerait une catastrophe alimentaire géante. La Bio diversité naturelle, qui n'est certes pas parfaite, s'effacera progressivement de la surface de la planète pour satisfaire des objectifs de productivité et de rentabilité.

Il faut que les politiques de tous les pays et les décisionnaires comprennent l'inquiétude des consommateurs devant un avenir incertain, devant des menaces alimentaires et écologiques de grande ampleur qui sont justement embrouillées, mal définies par un manque de connaissances scientifiques.

Les OGM comme d'ailleurs d'autres problèmes devraient faire l'objet d'une réflexion globale axée plus sur l'homme et son environnement que sur le profit quels qu'en soient les risques. Nous vivons déjà dans une société à risques, ne les multiplions pas.   [...suite2]


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