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«AU BON
BEURRE»
Selon l'Expansion, 16.000 tonnes de beurre
mélangé à du suif de boeuf, à
des carcasses animales, à des produits chimiques et
à des hydrocarbures ont été vendues
entre 1997 et 1999 par la maffia napolitaine (La Camora) en
France, Italie et Belgique. En France, ce beurre
consommé sous forme de « beurre
pâtissier » servant à la fabrication
de gâteaux aurait été importé par
la société SODEPRAL (Nogent s/Marne) puis
revendu à des grands groupes laitiers français
: ENTREMONT, LACTALIS, SODIAAL, FROMAGERIES BEL et FLECHARD.
Le Juge Claude Lozar qui instruit cette affaire aurait
déjà mis en examen les dirigeants de SODEPRAL
et FLECHARD.
Après le beurre frelaté, la Dioxine, l'huile
de vidange et les déchets d'hôpitaux dans les
farines animales, voici le canards pourri. Tout se recycle
dans la bouffe... laissons notre indignation au vestiaire et
revenons à nos canards pourris.
D'après le procureur de Bergerac, cette affaire de
canards pourris découverts dans le S.O en mai 99
serait une affaire d'argent sale. En l'occurrence, ni
l'argent ni le canard ne sont propres. De plus, cette
spécialité du S.O devait être
commercialisée sous l'étiquette
« premier choix » de la marque Auguste
Cyprien.
Ce que l'on
sait : les
fraudeurs achètent à bas prix un stock de 23
tonnes de cuisses de canard déclassées, mais
comestibles. Puis le lot est laissé à
l'abandon et pourrit ; seules quelques boîtes sont
confectionnées pour justifier une perte comptable de
matière première et blanchir un peu de
fric...
Selon l'État, les cuisses de canard n'auraient pas
été vendues... Par contre, ce système
de fraude était sans doute en place depuis quelques
temps déjà ... donc...
Prochainement, nous vous parlerons plus en détail de
cette sordide affaire, une parmi tant d'autres... Continuons
sur notre lancée avec ce texte paru dans
« MARIANNE » et signé PERICO
LEGASSE, que j'approuve tout à fait
« Après les méfaits de la
malbouffe, le malboire guette. La menace est plus complexe
que pour un aliment, mais le vignoble français subit
aussi les assauts du mondialisme mercantile. Dans plusieurs
régions, on ne produit plus du vin, on en
« fabrique ». Il ne s'agit pas
d'empoisonnement mais de maquillage. A savoir que,
détournant les progrès de la science et de la
technologie viticoles (levures aromatiques, cryoextraction,
osmose inverse, surboisage,etc... à des fins
commerciales, certains producteurs donnent à leurs
vins un goût conforme aux modes oenologiques, au
mépris des appellations et du terroir. A ce
jeu-là, les étrangers font déjà
mieux et moins cher que nous. »
LA CHINE ET LE VIN
Les chinois aiment le vin. Ce qui fut d'abords un
phénomène de mode est devenu une affaire de
goût. LIPENG, alors premier ministre encouragea
même ses compatriotes à délaisser les
alcools traditionnels à base de
céréales pour le VIN (appelé ici alcool
de raisin). Les représentants des viticulteurs
français partirent donc un mission en Chine pour
vendre du vin. En 97, l'export vinicole français
connut une explosion avec de grands vins, de grands crus,
mais aussi des piquettes âpres, difficilement
buvables, livrées en vrac. Et puis, en 99, certains
viticulteurs du Gard, de la Drome ont porté un coup
dur à l'image du vin français en clarifiant
leurs vins avec du sang de boeuf, un truc à ne pas
faire, surtout en pleine épidémie de
« Vache Folle » et d'ESB. Depuis les
exportations de vins français ont diminué car
les chinois, et on les approuve, boudent le « vin
à la vache folle ». Question : allons-nous
indemniser ces vignerons fautifs pour ce « manque
à gagner », car l'indemnisation des
empoisonneurs de l'alimentaire est aujourd'hui une mode, pas
encore celle des victimes...
Fin janvier, ne manquez pas de lire notre enquête :
« la vache folle fait trembler
l'Europe » un dossier explosif ; un autre est en
cours sur les OGM.
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