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Des dangers
enfin reconnus
Depuis déjà bien longtemps les pouvoirs
publics ont tenu sur les Dioxines, des propos
lénifiants visant à endormir la population
mieux renseignée par la littérature
étrangère sur le sujet que par celle
émise par la France.
Un premier pas a été fait d'abord par l'AFSSA
(Agence Frse de Sécurité Sanitaire des
Aliments) puis par l'INSERM, le rapport de l'AFSSA sur les
Dioxines reconnaissant que l'exposition du nourrisson nourri
au sein dépasse 40 fois la valeur acceptable
indiquée par l'OMS mais "il s'agit d'une exposition
très passagère" qui ne remet pas en cause
l'allaitement maternel.
L'INSERM qui n'a pas fait de recherches particulières
mais a utilisé les données de l'AFSSA, tient
le même langage à propos par exemple de
l'allaitement au sein, mais ils demandent en outre qu'une
attention particulière soit portée aux
nourrissons. Le Dr Général de la Santé
ajoute "qu'on ne peut plus nier qu'à des expositions
peu élevées il est probable qu'existent des
risques cancérigènes, cardio-vasculaires,
endocriniens, immunotoxiques".
En conséquence, les experts recommandent :
- d'exercer une surveillance des sources et
réservoirs connus pour poursuivre la réduction
de la contamination de la chaîne alimentaire. La voie
alimentaire représente 95% de l'exposition.
- de réaliser un dépistage des sources et
réservoirs non encore identifiés.
- de décrire l'imprégnation de la population
générale et de populations potentiellement
plus exposées ou vulnérables.
- de mettre en place un dispositif d'intervention en cas
d'exposition aiguë.
- enfin de mener des recherches pour comprendre les
mécanismes moléculaires d'action des
dioxines.
Voilà des propos qui changent des habituels discours
lénifiant que l'on entendait par le passé.
Regrettons que ces propos aient été tenus si
tardivement.
Quelques chiffres pour les consommateurs que nous sommes
:
Autre article sur la
dioxine (14/04/2001)
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