|
Des
résidus pharmaceutiques dans les eaux
européennes.
En étudiant les effets de la
contamination par pesticide de l'eau d'un lac, des chimistes
Suisses ont découvert un polluant inattendu : de
l'acide clofibrique,
médicament qui fait baisser le cholestérol.
N'étant pas fabriqué en Suisse, on a exclu la
cause de déversement accidentel. En vérifiant
d'autres masses d'eau (lacs de montagne ruraux, cours d'eau
qui traversent les villes,....). les chimistes ont partout
trouvé de très faibles concentrations du
médicament.
Des chercheurs de Berlin ont aussi trouvé de l'acide
clofibrique dans les eaux locales "on trouve dans la nappe
phréatique des concentrations allant jusqu'à 4
mg/litre... on en a aussi trouvé dans toute l'eau du
robinet qu'ils ont prélevé à Berlin,
à un taux de 0,2 ppb.".
Les chercheurs européens ont trouvé dans les
masses d'eau qui alimentent la ville en eau potable des
médicaments réducteurs de graisses, des
analgésiques (dont l'ibuprofène et le
déclofénac), des bêtabloquants, des
médicaments utilisés en chimiothérapie,
des antibiotiques et des hormones. On a trouvé des
concentrations plus fortes dans des zones plus
peuplées. Or, après vérification, on
s'est aperçu que ces médicaments
étaient issus de déchets du corps humain.
L'on sait qu'en fonction du médicament et de
l'individu qui l'absorbe, 50% à 90% de ces
médicaments, sous la forme initiale, peuvent
être rejetés du corps. Parfois les
réactions chimiques avec l'environnement transforment
ces médicaments en partie dégradés en
médicaments à nouveau actifs. Aux USA, on
ignore délibérément les concentrations
médicamenteuses dans les réserves d'eau parce
qu'aucun contrôle de ce type n'est exigé.
Stuart Levy (Univ. de Boston) a cependant dit que les
antibiotiques, à une concentration infime peuvent
affecter l'ESCHERICHIA COLI et d'autres bactéries.
Pendant ce temps, les chercheurs Suisses ont trouvé
0,5 micro grammes par litre de l'antibiotique
FLUOROQUINOLONE dans une station de traitement des eaux
usées, taux 1000 fois plus élevé que le
chiffre très faible auquel Levy fait
référence.
(source : extrait de "Drugged Waters" de J. Raloff paru dans
Townsend Letter for Doctors and Patients, n° 192,
07.1999).
[Retour
sommaire]
|
|