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La pollution des sols par des apports de substances
étrangères toxiques entraîne aussi des
modifications de la chimie du sol et de son aptitude
à servir de filtre et de tampon. Elle met
également en péril les Biotopes (habitats) et
par voie de conséquences les espèces animales
et végétales. Sans ses éléments
vivants, aucun sol n'est complet et ne peut donc remplir les
fonctions qui sont les siennes. La fertilité d'un sol
nécessite la présence d'une multitude
d'animaux microscopiques (jusqu'à 20 millions par m3)
qui en assurent l'homogénéisation. Or,
l'emploi abusif de produits chimiques raréfie
considérablement la vie micro biologique du sol.
Soulignons d'autre part que ces produits agricoles
forcés aux engrais sont caractérisés
par une carence quasi totale en oligo-éléments
pourtant essentiels à notre organisme (fer, zinc,
iode, lithium) ; leur carence est à l'origine de
troubles de santé assez graves.
Alors, puisque l'on sait tout cela, pourquoi utiliser des
produits chimiques ? Eh bien pour les sauver des maladies
qui les guettent, aider leur croissance et obtenir des
rendements supérieurs.
Pourtant, les maladies des végétaux sont aussi
vieilles que les végétaux eux-mêmes. Ils
ont su résister depuis toujours aux diverses
agressions.Normal, puisque les végétaux
savent, d'eux-mêmes, mettre en place de complexes
mécanismes de défense pour lutter efficacement
contre les parasites et les maladies. Toute plante
attaquée par un agresseur, libère des
substances qui attaquent à leur tour leur agresseur.
L'équipe du CNRS de Strasbourg (phytopathologie)
avait détecté chez les plantes d'innombrables
protéines de défense (des sortes d'enzymes
gloutons). Pour remplacer les insecticides dangereux que
nous connaissons, la science s'est mise à la
recherche de produits moins dangereux, comme les Allomones,
substances synthétisées par les animaux et les
plantes d'autodéfense. Avec la dérive
scientifique on est arrivé aux OGM dont nous
parlerons plus loin.
Mais alors, puisque les plantes possèdent en
elles-mêmes une autodéfense naturelle, pourquoi
la leur ôter ou lui substituer un produit industriel
qui assurera un rôle identique... Idem pour les
engrais ; pourquoi mettre au pied des plantes des engrais
qui les dopent et tuent les cellules et les bactéries
qui prolifèrent utilement dans leur voisinage
immédiat ? D'autant plus que l'on sait avec certitude
que les légumineuses par exemple n'ont pas besoin
d'engrais puisque celui-ci lui est fourni naturellement par
des bactéries de type Rhizobium qui infectent leurs
racines.
Ainsi, bactéries et légumineuses font bon
ménage depuis toujours ; la plante fournit de
l'énergie aux bactéries et en retour, les
bactéries transforment, pour la plante, l'azote
gazeux de l'air en azote combiné qui sera
assimilé par les racines des plantes. Résultat
: les feuilles des légumineuses sont plus riches en
protéines ; enfouies dans le sol, elles s'y
décomposent et libèrent leurs substances
azotées, véritable engrais naturel pour les
cultures un engrais vert en quelques sorte, naturel et non
toxique.
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