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Rappelons que les antibiotiques utilisés dans
l'élevage ont des effets nocifs sur la santé
des consommateurs. Selon le Pr S.B. Levy, l'un des experts
mondiaux en ce domaine, leur utilisation a comme
conséquence l'augmentation des résistances
bactériennes. "Médicaments miracles, les
antibiotiques travaillent à leur propre échec
en sélectionnant les rares souches de
bactéries qui résistent à leur pouvoir
réducteur... leur efficacité n'est plus
garantie à long terme et la résistance devient
telle que des remèdes jusqu'alors bon marché
actifs et sans danger, n'ont plus le pouvoir de
guérir les infections, celles dues aux salmonelles
notamment..."
En somme, comme les laboratoires ne peuvent chaque fois
produire de nouveaux antibiotiques aptes à
neutraliser les bactéries résistantes
nouvelle, il n'est pas souhaitable que de l'autre
côté, des inconscients, par commodité ou
par appât du gain, oeuvrent dans le mauvais sens,
sachant que toute molécule antibiotique
génère inéluctablement ses propres
bactéries résistantes.
En conséquence, si les gens visés plus haut ne
changent pas leurs méthodes abusives, de nouvelles
résistances incontrôlées se
développeront et nos ressources en antibiotiques
seront épuisées et cela plus vite qu'on ne le
pense, laissant le champs libre, totalement libre aux
bactéries.
En 97 déjà, l'OMS s'inquiétait et
demandait la mise en place d'un système de
surveillance des bactéries résistantes aux
antibiotiques, démarche suivie par les
médecines de 30 pays.
Dès 1986, la Suède avait interdit l'usage
d'antibiotiques comme additifs, suivi de près par la
Finlande, plus tard par l'Allemagne, Danemark, Pays Bas,
Luxembourg. La France, comme d'habitude traîne les
pieds...
Toujours est-il que des veaux sont toujours bourrés
de médicaments et de compléments alimentaires
bizarroïdes notamment dans le cas des systèmes
dits "d'intégration" où les veaux sont
confinés 5 mois afin que leur chair conserve le plus
possible la pâleur nécessaire ; ils ne mettent
jamais un pied dehors...
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